19 avril 2006

La traversée des Andes, de Santiago à Mendoza

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Je monte dans le bus qui doit m'ammener de Santiago à Mendoza comme je monte dans n'importe quel bus désormais, sauf que là une surprise m'attend... le spectacle de la route est saisissant ! Pour rejoindre l'Argentine nous devons traverser toute la cordillère des Andes, et les paysages montagneux sont impressionants !

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La route est très très fréquentée, il y a énormément de camions qui zigzaguent dans les lacets qui descendent des montagnes. De tous les côtés nous sommes flanqués par de hautes parois abruptes et colorées, avec pour certaines des sommets enneigés. Dans le bus tout le monde se rue d'une fenêtre à l'autre pour prendre des photos.

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Tout au long du trajet nous longeons la ligne de chemin de fer "Transandine de los Andes" qui est aujourd'hui abandonnée. On se croirait dans une BD de Lucky Luke qui se passe dans des mines abandonnées, car le chemin de fer tourne dans tous les sens. Il y a des ponts écroulés, des mulets qui errent sur les rails, des anciennes stations en taules et en bois à moitié effondrées, des espèces de patelins fantômes...

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Avant d'arriver à la frontière avec l'Argentine nous apercevons au loin les cimes du mont Aconcagua, le plus haut sommet d'Amérique du Sud avec ses 6959m !

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Puis nous enchainons sur 2h de passage de la frontière en plein milieu de nulle part, entre 2 vallées magnifiques !

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La descente du côté argentin est du même acabit : montagnes de toutes les couleurs en veux-tu en voila !

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On passe devant une statue du Christ et peu de temps après proche du Puente del Inca, pont naturel auprès duquel on a trouvé une momie inca complètement intacte (à 5300m d'altitude).

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Finalement les sommets finissent par diminuer, et nous arrivons enfin sur le grand plateau sur lequel se trouve la ville de Mendoza. Bref, 7h de route dans les montagnes, mais 7h de spectacle sensationnel !

Je suis désolé pour la qualité des photos pas top (elles sont un peu palichonnes) mais c'est des photos prises depuis l'intérieur du bus donc c'était pas évident.

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17 avril 2006

Dimanche de Pâques a Santiago du Chili

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Avant toute chose je dois vous préciser que j'étais à Santiago en plein week-end de Pâques, et que le Chili est un pays catholique fervent qui par conséquent porte beaucoup d'attention à cette fête religieuse. Tout était fermé depuis le jeudi saint, et ce jusqu'au lundi matin. Et je peux vous dire que la ville le dimanche où je me suis baladé avait l'air d'une ville fantôme ! Mais bon au moins j'étais tranquille pour flanner !

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Les rues de Santiago sont trés colorées. Ici les tags, graffitis, peintures murales et affichages pirates sont trés répandus, et certains sont vraiment pas mal. On en trouve jusque sur les poubelles dans les rues !
Peut-être que ça vient du fait que la liverté d'expression a été censurée pendant de trop nombreuses années ???

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Alors avant de commencer le récit de ma balade du dimanche après-midi, je voulais vous faire partager quelques uns de ces murs croisés sur mon chemin...

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Certains des tags ne représentent pas grand chose ou n'ont pas vraiment de sens. Celui que j'ai croisé le plus souvent mais que je n'ai pas mis sur ce site (car l'intérêt artistique était très limité) était "Etat végétatif"... bof en plus on le voit quasiment dans tous les pays, pas très original !

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Pour commencer la balade je veux me rendre sur le Cerro Saint Cristobal, une colline qui surplombe toute la ville. Pour ça je traverse le Parque Forestal qui contourne la ville par le nord, en longeant le Rio Mapocho. Il y a un espèce de vide grenier ou de fripperie, je sais pas trop. Des gens qui vendent leurs affaires, à savoir tout et n'importe quoi. Je suis pas fan de la marchandise mais par contre j'adore l'atmosphère un peu bon enfant qui y règne : tout le monde parle avec tout le monde, et on partage un peu de maté (et oui ici aussi !).

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Commence ensuite l'ascenssion du Cerro San Cristobal. Il se trouve au milieu du Parque Metropolitano qui est trés grand, et le sommet est lui très haut ! Comme je ne me sens pas de passer l'aprem pour arriver trempé de sueur en haut, je prends le téléphérique qui m'emmène rapidement tout en haut (ça me rappele celui de Bogota car ils se ressemblent beaucoup !).

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Tout en haut il y a une statue de la Vierge qui domine la ville de Santiago. Beaucoup de gens viennent y déposer des cierges et s'y recueillir. On a aussi une superbe vue sur le reste de la ville. Le seul truc de dommage c'est que c'est bourré d'antennes et de relais satellite qui polluent un peu la vue (mais j'ai réussi à les éviter sur les photos).

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En fait on ne le voit pas trop sur ces photos à cause du nuage de pollution qui planait sur la ville, mais Santiago est complètement bordée des montagnes andines avec leurs sommets blancs, et c'est vraiment magnifique !

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Je ne m'attarde pas trop car c'est blindé de touristes, et je redescends pour continuer ma route. Etape suivant, le Mercado Central. Grand marché couvert avec architecture en fer forgé. Désormais il n'abrite plus que des restaurants et des marchands de poissons...

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L'ambiance y est garantit : ça crie dans tous les sens. Les serveurs courent partout. Bonjour l'odeur de poisson... Des hommes en bleu et en bottes transportent leur marchandise sur des diable d'où coule toute la glace qui fond.

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Un de mes endroits favoris de Santiago avec le recul, et pourtant vous pouvez me croire que je suis pas fan du poisson et encore moins de l'odeur, mais l'atmosphère était tout simplement géniale !

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Je m'enfonce ensuite dans le centre ville. Petit passage en métro. Il est bien moderne et assez rapide. J'apprécie l'affiche qui dit aux gens de ne pas courir car ça ne sert à rien sachant qu'un autre métro va arriver d'une minute à l'autre, comme quoi il y a des comportements universels ! Personnellement j'ai passé tellement de temps dans le métro à Paris que désormais où que je me trouve, dès que je suis de nouveau dans un métro je me sens hyper à l'aise, comme à la maison !

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Pas grand chose à dire sur le centre ville qui est vraiment petit : je passe de la grande place de Las Armas avec la cathédrale à la place de la Constitution et le Palacio de la Moneda qui abrite le gouvernement...

Pour finir, petit point économique et politique : je ne sais pas ce que vous évoque le Chili, mais pour moi je pensais à un pays pauvre à peine sortit ou peut-être pas entièrement (je n'en savais pas grand chose) d'un régime dictatorial...
Et bien figurez-vous que le Chili, après 15 ans de dictature sous Pinochet (de 1973 à 1988), le Chili a aujourd'hui pour président une femme, Michelle Bachelet, belle preuve de tolérance et d'évolution, et a l'économie la plus forte de toute l'Amérique du Sud (c'est à dire que la vie coûte vraiment chère !). Le pays bien que toujours très contrasté entre les zones rurales et urbaines a des infrastructures très modernes, et les voitures neuves y sont légions (beaucoup d'européennes).

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Voila ma balade à Santiago du Chili, 5ème plus grande ville (avec ses environs) de l'Amérique du Sud ! Elle regroupe plus de 70% de la population chilienne... rien que ça !

Ça aura été un court séjour au Chili, et je n'aurais pas vraiment eu le temps de rencontrer les chiliens et de partager leur culture... mais le temps presse et il faut que j'avance et que je fasse des choix sur mon itinéraire ! Je reste encore bien attiré par l'Argentine qui en plus est meilleure marché, alors j'y retourne en me dirigeant vers Mendoza...

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Samedi a Valparaiso avec Gonzalo

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A peine sortis du bus qui m'a emmené de nuit de Pucon à Santiago, je me dépêche de trouver une auberge de jeunesse pour poser mes affaires et appelle Gonzalo d'une cabine téléphonique pour savoir comment s'organiser pour le retrouver...
Gonzalo c'est mon pote argentin rencontré à St Charles sur le campus d'Accenture à Chicago lors de ma formation il y a 2 ans... il était dans mon groupe et depuis le temps on était resté en contact...

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Il travaille toujours pour Accenture mais il a été transféré sur le bureau de Santiago au Chili... et il en est ravi. Non seulement il a un meilleur salaire, mais la vie ici lui plait beaucoup, et il vit avec sa copine (future femme... c'est pour septembre) qu'il a rencontré devinez où... hé oui à Accenture (un de plus dans la catégorie relation conjugale dans le cadre professionnel).

Il me vient me chercher dans sa 206 et il m'emmène avec son amie et un couple d'amis argentin qui sont venus lui rendre visite pour le week-end de Pâque depuis Buenos Aires pour une journée sur le bord de mer.

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Première étape, Con Con, ville réputée pour ses restaurants marins. Le Chili en lui-même est déjà réputé pour sa pêche, alors là vu qu'on était carrément sur le bord de mer on s'est fait un pur repas dans un super restaurant... Pleins de poissons et de fruits de mer différent, accompagnés d'un bon vin blanc chilien (un Riesling), c'était délicieux !
Gonzalo m'a fait goûter en apéritif un Pisco Sour. Le Chili est le Pérou se dispute l'origine de ce cocktail... perso j'ai pas trop cherché à savoir et je me suis contenté de déguster le beuvrage... plutôt sympa : fait à partir de Pisco (alcool de raisin), avec sirop de citron et blanc d'oeuf. Les hommes chiliens disent que c'est un alcool de femme et ils le boivent pur... c'est un peu comme les marseillais qui disent que le Pastis se boit sans eau !

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Après ça nous sommes allés nous reposer sur la plage de Viña del Mar. Pour les gens de Santiago c'est un peu le Arcachon des Bordelais... Vu qu'il faisait beau (on a eu de la chance car c'est à cette saison que le temps vire à la pluie continuelle pour plusieurs mois) c'était blindé de monde... gamins qui jouent sur la plage, personnes qui courent etc...

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Ensuite nous nous sommes dirigés vers Valparaiso, la ville la plus connue du bord de mer au Chili. Malheureusement nous sommes arrivés trop tard... pile pour le coucher du soleil que nous avons quand même bien apprécié ! Nous voulions voir la maison de Pablo Neruda mais ça fermait juste quand on est arrivé...

Même si finalement je n'avais pas prévu de visiter Valparaiso et que cette journée c'était imprévu et tout bonus, je regrette un peu de ne pas avoir vu Valparaiso de jour avec un peu plus de temps : la ville avait l'air vraiment belle : des petites maisons de toutes les couleurs accrochées aux collines, accessibles par des téléphériques. Le centre est fait de petites rues étroites toutes pavées... ça avait beaucoup de cachet... peut-être pour une autre fois !

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Finalement nous prenons le chemin du retour, et je m'effondre de fatigue dans la voiture. On aura beaucoup mangé, bien pris l'air de la mer, et j'aurai parlé espagnol tout le temps (ce qui me fatigue pas mal à cause de la concentration...). Dans tout les cas ça aura été une super journée !

Merci Gonzalo pour la balade, c'était bien sympa de te revoir après tout ce temps !

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14 avril 2006

Volcan Villarica à Pucon au Chili

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Avec Andy nous arrivons à Pucon au Chili après une longue journée de bus et un nouveau passage de frontière... Nous ne perdons pas une seconde et nous mettons à épurer toutes les agences d'expéditions locales histoire de comparer les prix et les services offerts... Là encore pas de grosse surprise, tout le monde propose exactement la même chose pour quasiment le même prix.

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Finalement nous décidons de gravir le volcan Villarica le lendemain. C'est l'unique raison pour laquelle je suis venu ici (Pucon est une énième ville touristique sans attrait particulier). La majorité des volcans dans cette région des Andes se trouve du côté chilien, et le seul encore en activité se trouve être le volcan Villarica, raison pour laquelle il attire autant de touristes !

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Notre agence nous fournit l'intégralité de l'équipement nécessaire à l'ascenssion du volcan : chaussures pour résister à la neige (qui pèsent 3 tonnes), crampons, pantalon, bas de pantalon pour protéger que la neige ne rentre pas entre le pantalon et les chaussures, manteau, gants, bonnet, casque, sac à dos, piolet. Je prend juste mes lunettes de soleil, ma crème solaire et à manger et à boire.

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Départ à 7h du matin, mais il faut bien ça le temps de se changer (on est un groupe de 10 jeunes, répartis en 2 groupes -les lents et les rapides- avec 2 guides pour chaque groupe) et le temps d'arriver au pied du volcan avec la camionette... Le suspens météorologique bat son plein : il a plu les 3 derniers jours empêchant toute expédition. Aujourd'hui le temps semble incertain, au loin le ciel semble dégagé, mais au-dessus de nos têtes la chappe nuageuse ne semble pas vouloir disparaitre... Le guide nous propose jusqu'au dernier moment si l'on veut grimper aujourd'hui ou si l'on préfère attendre le lendemain...

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Jusqu'à maintenant j'ai eu une chance monstrueuse avec le temps, en passant entre les gouttes de pluie à chaque fois, et je compte sur ma bonne étoile pour que ça continue. En plus en montagne tout peut changer très vite et c'est impossible de deviner le temps en avance : il peut faire beau dans la vallée et les nuages peuvent rester bloqués sur le sommet de la montagne en même temps... bref je décide de monter et tenter le coup aujourd'hui (en plus je n'ai pas envie d'attendre à rien faire dans cette ville sans cachet !).

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La première partie de la montée a un remonte pente, mais il faut payer en plus et avec la marche que je me fais depuis plusieurs jours je ne suis plus à 1h de grimpette en plus. C'est un bon échauffement, avec tout mon équipement j'arrive trempé de sueur au départ de la piste enneigée. C'est là que l'on fait les groupes et que l'on commence à partir en file indienne. Au début la neige est encore éparpillée sur la roche noire, mais très vite on arrive sur un bon mètre de poudreuse et on fait une pause pour sortir les crampons de nos sacs et les attacher à nos chaussures.

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Les nuages nous passent littéralement dessus. Quand on est dedans on ne voit pas à 2m et en 1s tout d'un coup le ciel est bleu turquoise, et au-dessus de nos yeux on voit émerveillés le sommet du volcan qui laisse échapper son filet de fumée. Ça nous donne plein d'énergie car on a tous hate d'arriver tout en haut !

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La pente neigeuse devient sérieusement raide et nous marchons en zigzag. Notre guide nous explique comment toujours garder notre piolet du côté de la montagne pour pouvoir l'utiliser au cas où on glisse pour pouvoir s'arrêter avant de prendre trop de vitesse et glisser dans un ravin !

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Avant de reprendre la route chacun s'essaie à glisser sur quelques mètres pour voir s'il maitrise bien le "planté du piolet", l'occasion de bonnes rigolades :o)

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Plus ça grimpe et moins on fait les idiots, on reste tous bien en ligne, concentrés sur chacun de nos pas. On essaie de marcher dans les traces du guide pour s'économiser un peu d'énergie car sinon nos pas s'enfoncent profondément dans la neige et c'est vraiment fatiguant !

Je m'excuse pour la galerie de photo égocentrique ci-dessous... C'est pour confirmer à mes parents que je vais bien :o) Si j'ai quelques cheveux blancs ce n'est pas que j'ai pris un coup de vieux, c'est juste qu'avec le froid et les nuages qui nous passent dessus, mes cheveux se sont couverts de glace !!!

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On marche, on grimpe, et tout d'un coup on s'arrête, c'est magique, nous venons de passer au-dessus de la chappe nuageuse. Tout autour de nous c'est un immense océan de nuages... On en a pris plein les yeux, aux deux sens, car il y avait tellement de lumière partout (entre les nuages et la neige) qu'on ne voyait plus grand chose, et pourtant on portait tous nos lunettes de soleil !

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Comme le coin au-dessus des nuages et sympa on s'arrête pour faire la pause casse-croûte. Les quelques minutes nécessaires pour manger mes sandwichs, j'ai mes doigts qui deviennent bleux et j'ai eu le malheur de m'assoir à même le sol : mes fesses sont complètement insensibles (cette même sensation que quand vous dormez trop longtemps sur votre bas et que la circulation sanguine est coupée). Heureusement la sensation est vite revenue... mes fesses sont saines et sauves :o)

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Après le déjeuné nous attaquons la dernière partie qui est évidemment la partie la plus pentue et la plus difficile.

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Pas de chance, juste à ce moment on se retrouve pris dans les nuages. Sans le guide j'aurai été complètement incapable de savoir où j'étais et où aller : la lumière était diffuse et pâle, il n'y avait plus aucun contraste nulle part, je n'arrivais plus à discerner la neige des nuages et je voyais juste la personne devant moi. Impossible de distinguer les creux des traces de pas, la pente ou quoique ce soit... A ça vient s'ajouter la condensation de l'eau des nuages sur mes lunettes de soleil... j'étais devenu aveugle, et la marche devenait bien difficile !

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Enfin nous arrivons au sommet du volcan. Nous sommes bien essouflés mais impossible de reprendre notre souffle : nous sommes pris dans la fumée de souffre qui se dégage du sommet du volcan. Notre guide nous dit de ne pas trop s'approcher du milieu du cratère (qui est très grand, nous sommes juste sur le bord). C'est marrant ça me rappelle le volcan Pacaya au Guatemala où on faisait ce qu'on voulait, un t-shirt sur la bouche pour se protéger du souffre, on penchait même la tête dans le cratère pour voir la lave !

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Il y a quelques mois il était possible depuis le somment du cratère de voir la lave rouge bouillir dans la cuvette au fond du cratère. Mais depuis le cône de lave séchée (lave rocheuse noire) s'est effondré et donc on ne peut plus voir la lave en fusion (soupir). Bref du coup on ne s'attarde pas trop au sommet du cratère car la vision est assez limité et qu'on a du mal à respirer, alors on redescend un petit peu en-dessous...

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Là on fait une pause pour attendre le groupe des personnes qui vont plus lentement. On réalise qu'on n'est pas les seuls sur le volcan aujourd'hui ! C'est un véritable autoroute ! Enfin ça nous atteint pas trop et on en profite pour faire une pause gouté : chocolat et banane ont du succès !

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Les autres arrivent enfin et on se prépare pour la descente qui s'annonce beaucoup plus rapide que la montée : nous allons tous descendre l'intégralité du volcan en glissant sur les fesses et en se dirigeant avec notre piolet : l'éclate totale !!!!!!! J'ai fait un petit film génial sur une partie de la descente mais je ne peux pas le mettre sur le site car il est trop gros...

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Dernière petite halte la tête au-dessus des nuages avant de remettre les pieds sur le sol... on a tous dix mille images en tête, et moi je commence à avoir un peu mal aux pieds dans ces chaussures de marche pas top confortable (la même chose que quand vous allez à la patinoire).

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Arrivés en bas tous les nuages ont fini par disparaitre, l'occasion d'une bonne photo de groupe. Malheureusement pour moi je confie mon appareil à quelqun qui n'a jamais entendu parler de la notion de cadrage dans sa vie... il manque le sommet du volcan... tant pis, c'est un bon souvenir quand même du groupe hyper sympa avec qui j'aurais passé la journée !

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Voila, avec cette petite ascenssion à 2840m je mets une fin à mon exellente période de plusieurs semaines dans le sud des montagnes des Andes. Toutes ces randonnées auront été magiques à leur façon et j'ai vraiment adoré ! Maintenant je me dirige vers Santiago, la capitale du Chili, puis ensuite normalement retour en Argentine à Mendoza. Biensûr il y aura encore des montagnes autour de moi mais je ne ferai plus de trekking comme ça avant un bon bout de temps (Bolivie ou Pérou...). Aprés Mendoza je devrais attaquer une période de traversée de désert, de Chilecito au salaire de Uyuni en Bolivie, en passant par les montagnes chaudes et arrides de Salta et Jujuy au nord de l'Argentine, je vais pouvoir ranger mon manteau au fond de mon sac et ressortir mes t-shirts !

Posté par raphael giraud à 03:52 - - Commentaires [1] - Permalien [#]