05 septembre 2006

C'était un beau rêve de gamin !

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J'en rêvais mais ce n'est pas Sony qui l'a fait... C'était beau, c'était magique, grandiose. Chaque jour, chaque heure, minute, seconde un concentré de bonheur. Réaliser un rêve, se réaliser. Découvrir des pays, des cultures, des paysages incroyables, des personnes extraordinnaires, se découvrir. C'est dur de résumer 1 année de voyage où chaque jour était différent du suivant, plein de surprises et de joies...

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J'ai quitté l'Amérique du Sud depuis Lima dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 juin 2006...

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Bien que je ne rentre pas directement en France (je passe aux Etats-Unis -Dallas puis New York City- pour 3 semaines, puis une semaine à Rome pour voir Paul mon frère... petite destination bonus), c'est en quelques sorte la fin de mon voyage initiatique dans ce continent américain qui après m'avoir attiré en pensée aura réussi à me séduire par ses milles charmes ! Même si je suis un peu triste aujourd'hui de mettre une fin à cette aventure incomparable, je regarde en arrière et j'ai du mal à réaliser la chance que j'ai eu de faire cette traversée merveilleuse parmi ces pays surprenants, et c'est une grande vague de bonheur finalement qui me réchauffe quand je repense à cette année et à ce vieux rêve de gamin que je viens de terminer. Maintenant je regarde devant et c'est une nouvelle vie avec pleins de nouveaux projets et de nouveaux challenges qui m'attend. Là aussi un peu d'exitation mélée de stress... mais la motivation est là !

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Je remercie du fond du coeur toutes les personnes qui m'ont aidées à réaliser ce projet !

Mes parents pour m'avoir soutenu et m'avoir relayé dans toutes les formalités de la vie quotidienne qui continuait son cour en France. Toutes les personnes qui m'ont accueillies et ouvertes leur porte, Charly ma base canadienne, Phil pour m'avoir accueilli comme un frère à Québec, Maude ma porte d'entrée de la Gaspésie, Aissata l'espace d'en week-end à Ottawa, Lili ma new-yorkaise préférée, Anne-Caroline pour les moments inoubliables partagés dans la baie de San Francisco, François et Anne à mes côtés pour mes 25 ans à Dallas, Luc pour ce week-end frénétique au travers du Colorado, Claire pour l'organisation du pot au Avalon bar, Armando pour m'avoir fait découvrir la culture mexicaine et sa ville de Mexico, les Barnabés pour m'avoir accueilli pour le mariage de Julien, Soledad pour m'avoir fait partager sa vie, sa famille et ses amis l'espace de quelques jours à Buenos Aires, et Gonzalo pour cette journée mémorable au travers de la culture chilienne.

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Je remercie aussi toutes les personnes qui m'ont accompagnées pendant mon voyage et plus précisemment Clem qui a passé tout son temps libre à mes côtés dans les rues et les bars de New-York, Aurélien pour mon initiation de backpacker au Mexique, Sara, Bethany, et Martjin pour ces jours de pur bonheur sur la plage de Tulum, Barak pour tous les moments de rigolage au Guatemala, Rachel pour sa gaité au bord du lac Atitlan, Marion pour son sourire et son envie de croquer la vie à pleine dent qui m'ont réjouies pendant les fêtes de fin d'année au travers de l'Amérique centrale, Nicolai pour son soutien moral de Manaus à Recife, Thorfish pour son aide dans ma crise financière, Julien pour m'avoir rejoint depuis la France pour partager avec moi la frénésie du carnaval brésilien, Duane pour son expérience incroyable et sa curiosité qui m'ont bien amusé en Argentine, Alyssa pour ses grands yeux et son anglais austalien que je ne comprenais pas dans la Terre de Feu, Andy mon plus long travelmate avec qui j'ai voyagé pendant quasiment 2 mois, Scott pour sa jeunesse en Bolivie, et enfin mes derniers partenaire de voyage, Tom et Julio que j'ai vraiment eu du mal à quitter et avec qui j'ai passé des moments incroyables durant ce dernier mois ! J'oublie surement des personnes dans tout ça mais la liste est longue et je ne compte plus les personnes géniales rencontrées dans ce voyage !

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Enfin merci à vous tous pour m'avoir suivi régulièrement sur ce site (10.000 visiteurs, plus de 40.000 pages vues) ! De savoir que vous êtiez derrière votre écran sur mes pas a donné une autre dimension à mon voyage, car le bonheur est plus savoureux quand on peut le partager !
Ce site n'est pas encore tout à fait terminé... je vais essayer de rattraper mon retard en mettant le texte de mes dernières semaines de voyage, et peut-être des nouveaux messages pour les USA et Rome... alors si certains d'entre vous souhaitent continuer à jeter un oeil sur ces quelques pages de temps à autre vous êtes les bienvenus :o)

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A bientôt de retour parmi vous !
Raphaël

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08 juin 2006

Miraflores et Barranco à Lima

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Me voila de retour dans la capitale péruvienne. Pas pour longtemps cette fois-ci, car je suis resté le plus possible à Cusco avec Tom et Julio et je n’ai donc que 2 nuits à passer ici avant mon retour final et mon vol pour les USA !

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Lors de mon précédent passage ici on ne peut pas dire que j’avais visité grand-chose, donc dès mon arrivée - ou presque car j’ai pris l’avion pour rejoindre Lima depuis Cusco car les 20h de bus étaient vraiment terribles (zigzag à n’en plus finir dans les montagnes, on crève de chaud en basse altitude, et on meurt de froid au sommet) et mon premier après-midi a été plutôt inactif - je me met en route pour une petite balade dans les quartiers voisins histoires de prendre quelques photos et vous montrer à quoi Lima ressemble.

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Lima a été construite par les espagnols lors de l’invasion de l’Amérique du Sud. En fait les espagnols avaient besoin d’une base dans la région qui représente aujourd’hui le Pérou. La plus grande ville de l’époque c’était Cusco, mais c’était la capitale des Incas, et les espagnols ont commencé à construire la ville de Lima car ils n’étaient pas loin des montagnes (ou ils cherchaient de l’or) et sur le bord de l’océan avec un climat agréable tout au long de l’année. Pour autant autour de Lima il n’y a absolument rien, c’est le désert… pas de culture, que des cailloux, une terre complètement desséchée !

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Bref quand on arrive à Lima on s’attend à voir une énième ville coloniale. Avec sa grande place principale, sa cathédrale, ses maisons de couleurs avec des petits balconnets etc.… Hé bien figurez-vous qu’effectivement il y a de ça si vous allez dans le centre historique. C’est même très joli d’ailleurs. Mais pour autant il n’y a pas que de ça ! Tout autour du centre historique se trouve le nouveau centre économique et résidentiel pour les classes élevées. A savoir les quartiers de Barranco et Miraflores. Et là fini les maisons coloniales, ou les rues sombres aux murs en terre battue !

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J’avais fait à peine 5m que je me croyais quelque part entre Santa Monica et Venice Beach à Los Angeles ! Maisons modernes et colorées, dans le style architectural particulier du design art déco des années 70. De grands immeubles tout neufs ou pour certains encore en construction sur le bord de la falaise qui surplombe l’océan juste en dessous. De grands palmiers qui bordent les avenues.

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En fait ces quartiers à l’origine uniquement résidentiels ont attirés tous les artistes, puis ont vu la création des premiers restaurants branchés et boites à la mode. Au fur et à mesure ils ont attirés les classes aisées de la capitale, et les hommes d’affaires qui ont fini par y implanter également leurs entreprises.

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Si on veut catégoriser, Barranco concentre majoritairement les bars, boites et restaurants, quand Miraflores concentre les boutiques in et les entreprises.

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Je me laisse guider au grès du vent dans les allées entre les palmiers (mon auberge se trouve dans Barranco au bord de l’océan, à quelques blocs de la rue ou se trouvent tous les bars… plutôt sympa vous l’aurez compris).

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Il est 10h du matin (oui dernièrement à cette heure j'étais surtout en train de dormir, mais ça m'arrive de me lever tot le matin :o) et il y a pas mal d’activité.

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En fait ce ne sont pas les gens qui habitent ici qui s’activent. Eux ça fait bien longtemps qu’ils sont partis dans leurs bureaux respectifs. Non ce sont leur personnel d’entretien !

Sur la promenade qui longe l’océan il y a un embouteillage de promeneurs de chiens, ça se renifle dans tous les sens. Dans les jardins ça tond, ça plante, ça coupe. A mon passage je vois des visages me scruter derrière les fenêtres, gants à la main et chiffons qui s’agite sur la vitre !

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Je pousse la balade jusqu’au centre de Miraflores. Là se trouve le centre commercial de « Larco Mar ». De grandes terrasses à l’ombre qui donnent sur l’océan. On y trouve à foison de restaurants, cafés, discothèques, magasins en tout genre, jusqu’au cinéma dernier cris.

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C’est là que je suis venu samedi soir il y a deux semaines, en charmante compagnie (Claudia… ravissante péruvienne rencontrée la veille à Barranco) voir le film Da Vinci Code (encore pire que le bouquin !).
C'est là aussi que me donne rendez-vous Liz pour ma dernière soirée à Lima, avant d'arriver 30mn en retard et pour m'entrainner 45mn avec elle pour son rendez-vous chez le coiffeur (celle-ci on me l'avez encore jamais fait !!!).

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Le reste de Miraflores est très américanisé : grandes avenues bordées de buildings (avec les taxis jaunes on se croirait presque à New York !), Mc Donald sur ma droite, Burger King à gauche et en face de moi Sarbuck’s café… bref je ne suis pas encore partis mais je me crois déjà chez l’oncle Sam !

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Par hasard attiré par un succulent fumé je découvre à Barranco ce qui était peut-être comme la meilleure sandwicherie de tout mon voyage ! Une toute petite place. Murs peints en jaune ocre à l’éponge, photos en noirs et blanc de Marilyn Monroe et des Beatles, un vieux gars avec un bandanas. Ou comment avoir l’impression de déguster de la grande cuisine simplement en mangeant un sandwich !

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Je commande un Lomo Saltado (espèce de kebab d’Amérique du Sud). Il coupe les tomates devant moi en 4 vitesses, oignons, pleins d’épices inconnues, fait revenir le tout dans sa grande poêle, puis fait une grande flambée en arrosant le tout avec un peu d’alcool. Pour accompagner le tout il me prépare un jus de fruit à base de papaye et autres fruits exotiques… bref un délice, et depuis ma découverte du lieu, ma cantine quotidienne !

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Dernière soirée à Cusco

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Pour ma dernière soirée à Cusco on décide avec Tom et Julio de sortir dans le bar Mama Africa (enfin comme les autres soirs en fait :o) C’est typiquement ce qu’on appelle un bar à gringo, dans le sens ou il n’y a majoritairement que des touristes… Faut dire qu’il n’y a pas non plus tant de locaux que ça qui peuvent sortir en semaine jusqu’à 7h du matin !

Bref la boite est basique mais avec une ambiance qui déchire bien, pas trop loin de notre auberge, sur la place de Las Armas, place principale du centre de Cusco, avec son église et sa cathédrale… le tout sous un éclairage superbe… bref le lieu idéal !

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Avant ça biensûr on a fait un petit échauffement au bar de l’auberge. Les classiques étaient sur la table, vin rouge et vin blanc, toutes sortes de bières. La star locale, le Pisco Sour (spécialité péruvienne, disputée par les chiliens, dont je parle dans mon message sur Valparaiso) a bien entendue également fait son apparition. Pour ma part je finis les préliminaires avec un verre de Vodka Redbull. Le Redbull est une boisson énergétique à base de caféine, interdite en France, légale dans la plupart des autres pays, ça vous réveille un mort ! Bref autant dire qu’on était chaud bouillant lorsqu’on est arrivé dans le bar !

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Arrivés dans le bar on retrouve à peu près la moitié de notre auberge. Un autre Tom, anglais rencontré en Bolivie est là aussi. Cynthia juste revenue de son trip en rafting est là également. La soirée promet d’être terrible !

Niveau musique c’est du grand n’importe quoi ! Je pourrais faire aussi bien que le DJ… pas de mix entre les chansons, ça passe de la techno au reggae à la dance music des années 90, à U2, à de la disco… bref on ne s’ennuie pas et si on ne vient pas ici pour entendre un grand set de DJ House Music professionnel il y a de quoi bien s’amuser.

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Perso je suis carrément au taquet. Je suis la terreur de la piste. Ayant les mains prises par un cuba libre qui a atterrit je ne sais pas comment dans mes mains (est-ce que c’est Tom, qui un peu bourré n’a pas réussi à compter combien de verres il voulait et s’est retrouver avec 4 verres au lieu de 2 pour cause d’open hour continu sur toute la nuit ?) je me contente de danser furieusement sur l’estrade en début de soirée.

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Suite à ça et sur une initiative personnelle du DJ de passer de la bonne rance j’invite Cynthia à danser un rock endiablé, puis sa voisine, puis ainsi de suite (est-ce qu’il y a une fille dans la salle avec qui je n’ai pas dansé ???). J’étais devenu la terreur de la piste… impossible de m’arrêter ! Bon évidemment j’étais pas mal bourré. Je me rappelle par exemple avoir tenu une longue longue discussion avec une demoiselle irlandaise (hé oui, comme beaucoup de monde, quand j’ai trop bu je peux parler beaucoup de langue de manière complètement bilingue, j’ai beaucoup d’idée sur beaucoup de choses, et j’ai soudainement vécu des aventures extraordinaires que je me plais à exagérer de toutes les manières possibles :o) Bon par contre impossible de me rappeler après ça à quoi elle ressemblait, et il me semble l’avoir recroisé le lendemain, enfin j’ai croisé une fille qui me regardait comme si on se connaissait, et j’avais bien l’impression de la connaître… mais impossible de me rappeler si c’était mon irlandaise de la veille ou non… oups !

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Clairement une bonne partie de la population de la boite n’avait pas fait que prendre de l’alcool ce soir là… La consommation de drogue est hyper répandue dans le milieu des voyageurs… faut pas se cacher les choses. Généralement c’est plus la marirhuana qui est consommée, mais en Amérique du Sud j’en ai quasiment pas vu… ici la drogue star, dont tout le monde parle, qu’on voit un peu partout dans les auberges, dans les chambres, sur des coins de CDs, c’est la cocaïne (avec la production légale de feuilles de coca ça peut aussi se comprendre). Je dirai qu’ici c’est super bon marché (bien que je n’ai pas vraiment d’idée des différences de prix) et tout le monde se jette dessus. Matin, midi et soir, pour une journée normale. J’ai même été dans un restaurant (tout ce qu’il y a de plus normal) ou le serveur passait entre le tables pour offrir quelques lignes de poudre blanche à ceux qui le souhaitaient… je sais pas si vous imaginez le tableau !!!

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Enfin bref l’un dans l’autre une soirée excellente… et une bonne nuit écroulé de fatigue et d’alcool une fois que le videur nous avait mis dehors pour enfin fermer la boite !

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06 juin 2006

Ascension du Huayna Pichu

Le Huayna Pichu c'est la grande montagne en forme de pic qui se trouve derrière la cité de Machu Pichu et que vous pouvez voir sur la plupart des photos...

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Après notre visite guidée de la cité du Machu Pichu, nous faisons un petit break casse-croûte et nous décidons ensemble de profiter du début d’après-midi pour faire l’ascension du Huayna Pichu avant qu’il ne soit trop tard (nous devons être de retour dans la ville d’Aguas Calientes sur les 16h pour prendre le train qui nous ramène à Cusco) car nous n’avons pas vraiment d’idée de combien de temps il va nous falloir pour grimper tout en haut (c’est pas qu’on est un peu fatigué et que ça grimpe à mort, mais un peu quand même !). Bref nous voila partis à la conquête du fameux mont Huayna Pichu qui est supposé offrir une vue panoramique splendide sur la ville, la vallée et les montagnes aux alentours.

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La bonne nouvelle c’est qu’on a n’a pas à se frayer un chemin dangereux dans la brousse par nous-mêmes. Les Incas avant nous gravissaient cette montagne pour faire leur rituel religieux (toujours la même chose du plus haut possible, plus près du ciel, plus près des dieux…), et comme ils y montaient souvent ils ont fait un de leur traditionnel sentier (Inca Trail en anglais) avec des marches en pierres un peu partout. Bon ça aide mais c’est pas encore l’ascension automatique, et comme ni le Christ ni Otis n’est là pour nous transporter vers les hauteurs il nous reste à gravir pas à pas chacune de ces marches.

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En file indienne car la majorité du temps ce n’est pas très large (70cm de largeur) et on ne peut pas doubler (là ou ça se complique c’est quand on croise un groupe qui descend… il faut trouver un espace pour sortir du sentier, généralement dans les virages, pour pouvoir laisser passer les gens), et la falaise sur le bord est bien à pic !

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Comme ça grimpe à mort, qu’il y a quand même un peu d’altitude (donc moins d’oxygène), qu’on n’est pas très frais, et qu’il commence à faire vraiment chaud et humide (le soleil fait son apparition complète désormais), on fait des pauses régulièrement et on en profite pour admirer la vue… magique ! La vallée est très profonde en dessous de nous, les nuages sous l’effet de la chaleur remonte de la rivière vers le ciel, mais certains restent accrochés dans les arbres des parois des montagnes.

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Enfin on arrive à un premier niveau, ruines d’une ancienne citadelle inca qui fait face à la cité sous nos yeux ébahis. C’est clairement l’occasion d’une bonne pause photos, et chacun pose pour la postérité, sous tous les angles, sur le rebord de la falaise… wouah en dessous de nous c’est le vide sur 150m… (mais non maman je plaisante dessous il y avait un autre étage mais qu’on ne voit pas sur les photos… c’est fait exprès pour créer une impression de vide :o).

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Certains historiens et archéologues ont une théorie basée sur le fait que les Incas construisaient leurs villes en 3 dimensions qui affirment que la ville de Machu Pichu a été construite de manière à représenter un condor (animal emblème de la culture Inca). En principe on doit voir ce condor depuis le mirador d’où on a pris nos photos (il est supposé être à l’envers, la tête et les pieds en haut, les ailes ouvertes en bas)… Je donne un carambar à celui qui est capable de voir un condor dans cette photo et de m’expliquer où il est !!!

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Après cette petite pause nous repartons bien motivés pour atteindre le sommet ! Et enfin c’est la victoire, la gloire :o)

A nouveau petite pause kitkat, nous sortons les bouteilles d’eau et les barres énergétiques. Julio est complètement en sueur, j’ai l’impression qu’il souffre pas mal le pauvre ! Perso ça va j’ai pas mal la pêche. Comme je m’en étais rendu compte lors de mes treks en Argentine je maîtrise pas mal la grimpette, et au contraire des autres, j’ai plus de mal dans la descente (principalement à cause des genoux pour les appuis).

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Juste en dessous de nous il y a tout un temple (en ruine bien sûr, mais bon quand même c’est assez imposant du à l’altitude et à la pente sur laquelle ils ont réussis à construire ça !). Et là ça se complique pas mal pour ce qui est de redescendre ! Les marches sont soudainement super élevées, et c’est assez vertigineux (en fait il y a un chemin pour la montée et un autre pour la descente). La plupart des gens descendent en marche arrière pour ne pas voir le vide, les autres font demi-tour pour utiliser le chemin aller pour redescendre. Devant nous il y a un israélien qui a le vertige. Il reste coincé 5mn par marche, et ses potes ne l’attendent pas… et nous on est obligé de poirauter derrière…

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C’est en attendant comme ça qu’on rencontre Ursula, une jeune canadienne qui voyage toute seule et qu’on a croisé une bonne dizaine de fois dans la journée. Alors pour passer le temps (et parcequ’elle était bien mignonne aussi :o) on l’aborde (tactique classique : on lui a proposé si elle voulait qu’on la prenne en photo avec son appareil… les visiteurs seuls sont toujours ravis quand cette opportunité se présente) et on a tapé un bout de discussion. Elle nous raconte qu’il y a une caverne sous la montagne, et qu’il y a en principe un autre sentier qui doit y mener… Ni une ni deux, comme nous avons un peu de temps d’avance nous voila partis avec elle.

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Sauf que c’était sensé être près et que ça ne l’était pas vraiment ! On marche, on marche… on ne se plaint pas trop car c’est magnifique (nous descendons sur le bord de la falaise, ou la végétation passe du vert au rouge, jaune… de toutes les couleurs), mais on est juste un peu préoccupé car on sait que tout ce qu’on descend il va falloir le remonter !

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Seul problème, nous avons mis 1h pour descendre et il nous reste moins d’1h pour remonter toutes ces marches et retourner à l’entrée du site et acheter nos billets de bus pour redescendre en ville. On décide de forcer la marche, mais Julio et Ursula ne peuvent pas suivre, alors avec Tom on décide de faire la marche retour en courant pour acheter les billets pour tout le monde. Il nous a fallu 25mn pour revenir, avec seulement 2 pauses. Mais dans quel état !!! J’étais couvert de sueur, la respiration quasiment bloqué… ça m’a fait penser à cette fameuse course dans l’Empire State Building qui consiste à gravir les 100 et quelques étages en courant… ils doivent être bien fous !!!

Enfin on arrive à la “caverne” anciennement le Temple de la Lune pour les Incas, qui consiste principalement en un mur de pierre sous une falaise… on en profite pour la charrier un peu sur sa caverne, mais la balade était sympa et le mur est impressionnant de précision sur le taillage des pierres qui s’imbriquent parfaitement les unes dans les autres !

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Machu Pichu... la cité Inca perdue dans les montagnes !

tintin3 Ou comment se retrouver plongé dans un épisode de Tintin... c'est toute ma jeunesse... j'ai encore les flashbacks de la BD qui me reviennent en tête quand je repense à ce périple incroyable !
Pour les curieux... l'album s'appelle "Tintin et le temple du soleil" ! Hergé s'est directement inspiré de la cité du Machu Pichu au Pérou, alors je vous conseille vivement d'aller fouiller dans votre collection BDstique pour avoir un aperçu de mon quotidien ici (version 50 ans en arrière :o)

Quelques petits panoramas pour commencer le message !

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Le clou du Machu Pichu est sensé être le levé de soleil sur la cité en haut des montagnes. Pour ça on décide de se lever à 4h du matin pour avoir le temps d’arriver en haut. La tenancière de l’hôtel doit nous réveiller avant le petit déjeuner, mais heureusement que je mets mon alarme par précaution car à 4h personne ne vient nous chercher !

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Inutile de vous expliquer que ça n’a pas été évident de se lever après ces 3 jours de marches et de vélos… les lits étaient bien confortables ! Mais on était bien motivé. Après avoir enfilé mes vêtements je jette une oreille au dehors et la tout s’effondre. Je me disais bien que je reconnaissais ce bruit de fond. Dehors il pleut des trombes d’eau, un vrai déluge. Merde. Le couché de soleil sous la pluie… la fête ! Enfin César nous rejoint et essaie de nous rassurer : ici et encore plus particulièrement en haut dans les montagnes, le temps peut changer d’une minute à l’autre. Ouais enfin bon avec ce qui tombe on n’y croit pas trop, mais maintenant qu’on est levé autant donné une chance. Et là miracle, durant les 15mn de notre petit déjeuner la pluie s’arrête. Il ne fait pas un grand ciel complètement dégagé pour autant, mais ça va dans le bon sens !

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Seul changement de programme, on avait initialement prévus de grimper en haut par le sentier en marche qui coupe la montagne tout droite. Avec la pluie récente et dans l’obscurité on se dit que finalement c’est peut-être pas la meilleure idée qui soit… c’est pas le moment de glisser et de faire une mauvaise chute ! On décide donc de se rabattre sur le premier bus qui amène les touristes au Machu Pichu, départ à 5h20… on a encore un peu de temps devant nous.

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Pendant les premières minutes de bus tout le monde somnole. Soudain on entend les premiers oh, ah… Chacun s’escrime à enlever la buée de sa vitre pour admirer le spectacle qui commence dehors dans l’obscurité. Toute la brume et les nuages commencent à monter vers le ciel et laissent apparaître les falaises et les cimes escarpées des montagnes qui nous entourent.
La magie et le mystère font leur première apparition de la journée !

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Nous arrivons donc les premiers à l’entrée du site. En chemin nous croisons quelques courageux qui font le chemin à pied. Arrivés devant le guichet, le gars de derrière moi me tape sur l’épaule ou est-ce que t’as acheté le billet d’entrée ?” Oups… il était pas au courant que les billets s’achètent au centre culturel en bas dans la ville… c’est bête… arriver jusqu’à l’entrée 20mn avant le levé du soleil et devoir faire marche arrière pour acheter son billet… ça m’a fait mal de lui expliquer !

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Enfin on fait nos premiers pas sur le site du Machu Pichu, on est tous seuls (privilèges de ceux qui se lèvent tôt ici car ça doit bien être la seule heure de la journée ou il est possible d’être seul !), on marche dans l’herbe trempée de pluie, ou plutôt on courre tellement on est excité ! L’entrée est bien faite car on ne découvre pas tout de suite la ville. On est encore trop derrière pour la voir. On décide de monter le plus haut possible pour découvrir la cité d’en haut ou le point de vue est supposé être meilleur. Arrivés sur le plus haut plateau nous nous avançons doucement vers la montagne que l’on reconnaît grâce aux photos. La cité doit être juste en dessous en principe, plus que quelques pas.

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Soudain je sens 2 yeux posés sur moi. Un fantôme Inca ? Non évidemment… c’est un lama sauvage en plein sur le sentier, immobile, impassible qui me regarde comme si j’étais la dernière curiosité sur terre ! Je le regarde tranquillement pendant une bonne minute, mais ça ne l’émeut pas des masses et je fais donc un petit détour pour le contourner et le laisser dans sa méditation.

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Nous arrivons à une maison, seule perchée au milieu de nulle part. La maison du gardien comme on nous l’expliquera plus tard. Et là enfin le spectacle de la citée se révèle à nous. Tout simplement magique. On a beau avoir vu des milliers de photos du site, on en reste bouche bée. La citée est encore désertique, seuls des filés de nuages parcourent les ruelles par-ci par-là. On sent pleinement la puissance du mystère qui règne sur les lieux !

On ne sait pas trop quoi dire alors on reste là silencieux à profiter du spectacle qui s’offre à nous…

Les premiers touristes font leur apparition et commencent à s’agglutiner autour de nous pour profiter également du levé de soleil. Certains déroulent trépied, caméras derniers cris avec zoom ultra puissant.

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Puis enfin les premiers rayons de soleil font leur apparition et la ville jusqu’ici dans l’ombre commence à s’illuminer. Finalement ce que je préférais c’était davantage les quelques minutes qui précédaient le levé de soleil au levé de soleil lui-même ! Ces nuages accrochés dans les montagnes abruptes… c’était tout simplement époustouflant !

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On rejoint un groupe d’une trentaine de personnes pour une visite guidée qui fait partie de notre package dans l’excursion. La visite était pas tip top et le guide un peu ennuyeux mais je vous fait quand même partager de ce que j’ai appris durant ces 2h de visite.

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Je suis sûr que très peu d’entre vous savent que la cité du Machu Pichu a été découverte relativement récemment sur l’échelle historique. Elle a été découverte en 1911 par une équipe d’historien de l’université américaine de Harvard ! D’ailleurs ne cherchez pas au Pérou les objets historiques découverts dans la ville ! Pour 2 raisons, d’une parcequ’il n’y avait quasiment rien dans la ville lors de sa découverte, de deux parceque les quelques objets qu’il y avait sont tous aux USA aujourd’hui…

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En fait l’expédition était à la recherche de la dernière ville Inca et a découvert par hasard la cité de Machu Pichu, qui n’était pas la ville recherchée. Petite tranche d’histoire pour mieux comprendre ! Lorsque les espagnols sont arrivés au Pérou (1580) ils ont été accueillis pacifiquement par les Incas qui régnaient alors sur la majeure partie de l’Amérique du Sud (de la Colombie à l’Argentine), dans leur capitale (l’actuelle Cusco). Les espagnols ont commencé à construire leur propre ville (Lima) et lorsqu’ils sont devenus trop agressifs dans leur conquête de l’or, les Incas sont rentrés en guerre avec les espagnols. Pas de chance, les espagnols, moins nombreux (au début) avaient des armes à feu beaucoup plus puissantes, et ont battus les Incas en les chassant de leur capitale. Ils se sont alors rabattus dans une autre ville (Vilcabamba, mais considérée comme la dernière ville Inca, celle recherchée par l’expédition américaine). A l’époque Machu Pichu n’était pas vraiment une ville en tant que telle… C’était une ville ou se faisait l’éducation générale (mais à l’époque indissociable du religieux, donc faite par des prêtres et des prêtresses, inculquant à la fois science, politique et religion, ce qui n’a rien de surprenant… comme certaines mosquées ou s’apprend le droit au travers du coran. On peut encore voir aujourd’hui des miroirs à eau pour observer la lune, des axes représentants la voie céleste, des axes orientés sur les endroits précis ou se lève et se couche le soleil lors des solstices etc.…) des enfants des classes élites amenés à gouverner dans le futur. Donc la ville était principalement constituée de dortoirs, classes, temples et autres sites religieux, mais pour autant il y avait aussi des gens qui y vivaient (servants et paysans) pour s’occuper de la vie de tous les jours des élèves et professeurs. Ce qui explique les maisons en bordures de la ville ainsi que tous les étages construits sur les pentes de la montagne, qui avaient été fait, comme les rizières en Chine pour cultiver la terre horizontalement là ou la pente est très raide…

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Bref, quand les Incas ont du se replier, ils ont abandonnés toutes leurs villes. De la même manière ils ont abandonné la cité religieuse de Machu Pichu. Ils avaient bien l’intention d’y revenir une fois les espagnols vaincus ! Pour autant ils n’avaient absolument pas l’intention de laisser quoique ce soit aux espagnols, et encore moins de révéler l’emplacement de leur cité religieuse. Ce qu’ils ont donc fait c’est qu’ils ont coupé tous leurs sentiers si soigneusement construits (arrachement des pierres, effondrement des routes, camouflages des parties dans la jungle) pour que les espagnols n’accèdent pas à la dite ville, puis par mesure de précaution ils ont emporté avec eux tous leurs trésors, enfin leur objets religieux en or, laissant uniquement les poteries et autre objets du quotidien. Pour être surs que les espagnols ne trouvent pas la cité ils ne sont jamais repassés par la ville par la suite et lorsque les espagnols les poursuivaient, au lieu de couper par la montagne en suivant le sentier qui passe par Machu Pichu, ils contournaient la montagne (en empruntant le sentier par lequel je suis arrivés les jours précédents). (Tous les sentiers incas de l’époque sont répertoriés dans les archives de l’armée espagnole et c’est comme ça qu’on sait qu’ils n’ont jamais trouvé celui menant au Machu Pichu)

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Unique problème dans l’histoire… c’est que ce sont les espagnols qui ont fini par gagner la guerre en capturant le dernier empereur Inca et en le décapitant sur la place principale de la ville de Cusco. La légende dit que l’empereur avait un nouveau né qui a été emmené avec tous les trésors incas dans la jungle amazonienne (à seulement 4 jours du Machu Pichu) pour créer ce qui s’appelle la Cité Perdue et attendre le moment venu pour revenir… mais c’est une légende :o)

Seule chose dont on est sur… c’est qu’après ça l’empire Inca était écrasé, la caste dirigeante massacrée et le secret de l’emplacement de la cité religieuse perdu…

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Hiram Birgham (le mec qui dirigeait l’expédition d’Harvard) arrive en suivant le cour de la rivière au village de paysans qui se trouve en bas de la montagne, et mène son petit questionnaire habituel auprès des paysans du coin : est-ce que vous connaissez l’ancienne ville Inca Vilcabamba ?” réponse classique des paysans qui n’ont jamais été au courant des anciennes traditions de la caste dirigeante inca et qui sont un peu inculte “non” et pour cause, la ville existait toujours mais avaient changé de nom entre temps… Birgham qui ne savait pas que la ville avait un nouveau nom d’insister… “est-ce que vous connaissez des ruines dans la région ?” et là un gamin qui vivait et gardait ses chèvres en haut de la montagne de lever la main… ouais moi msieur ! Négociation battante et le gamin accepte d’amener l’américain pour 1 sole (soit 35c de dollars) rien pour nous mais une semaine de travail pour eux à l’époque !

Et voila comment Birgham a découvert le Machu Pichu ! Enfin il ne l’a pas vraiment découvert comme vous le voyez sur les photos ! La cité était entièrement recouverte par la jungle ! Seuls quelques sommets de temples dépassaient des arbres. Tous les toits et les peintures murales ont disparu aujourd’hui mais ce qui reste est tout de même assez impressionnant !

Il reviendra une année plus tard avec toute une équipe pour tout déblayer. Il comprendra par la suite que ce n’était pas vraiment la ville qu’il recherchait initialement et que manque de chance pour lui, il n’y a absolument pas d’or dans la ville !

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Aujourd’hui ça reste très dur d’en savoir plus sur cette cité mystérieuse car toute l’histoire a été perdue avec le massacre des incas et tout ce qu’on sait actuellement repose sur des déductions d’historiens et d’archéologues spécialisés sur l’empire Inca…

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C’est le site touristique le plus visité de toute l’Amérique du sud avec plus de je ne sais combien de millions de visiteurs par an ! Perso j’ai tout simplement adoré. Beaucoup commencent leur séjour sud-américain par ce site, pour moi il vient un peu comme un point de conclusion, mais quel point ! En revenant du Huayna Pichu la ville est bordée de soleil, un régal pour les yeux ! J’ai envie de continuer à me perdre entre les ruines mais je dois partir car le train pour Cusco m’attend… adieu donc cité Inca, j’aurai fait parti d’un album de Tintin l’espace d’une journée !

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Inca Trail J3... suivez les rails !

Le programme de notre 3ème journée est beaucoup plus soft que celui des journées précédentes. Nous devons continuer à suivre la rivière qui coure dans la vallée et contourner la montagne sur laquelle se trouve le Machu Pichu pour rejoindre la ville de Aguas Calientes.

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Nous avons même droit ce matin à une grasse matinée ! Levés à 8h30 ! Nous commençons par traverser la rivière. Toujours le système de trolley à câble. Devant nous une famille traverse la rivière avec 5 gros sacs et ils montent tous dans le chariot… ils n’ont peur de rien !

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En fait la moitié du trajet est marrante car en descente, mais l’autre moitié est en montée donc il faut il faut tirer comme un malade sur la corde pour se hisser sur l’autre versant, les jambes dans le vide, avec l’eau qui jaillit sous nos fesses !

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Après cette petite épreuve nous décidons de nous économiser un peu et de gagner du temps, en prenant un bus local, à savoir tout simplement un camion qui fait les allers-retours en fourrant tout le monde dans sa beine. Perso je monte sur la cabine du chauffeur du camion, j’ai la place de rêve, au premier rang. Les 3 autres se retrouvent vite entassés parmi des dizaines de personnes. Il y a même un gamin qui reste accroché sur l’extérieur du camion !

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On file à toute allure entre les grands bananiers et leurs feuilles immenses, tout en longeant la rivière, les cheveux dans le vent… le pur bonheur !

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Pour cause de planning nous sommes obligés de prendre le repas du déjeuner de bonne heure, il est à peine 11h et on a eu notre petit-déjeuner il n’y a pas très longtemps, mais heureusement on retrouve notre groupe de hollandais ce qui nous permet de tuer le temps en leur apprenant un nouveau jeu de cartes, le shit-head, jeu complètement nul, hyper basique (un enfant de 3 ans pourrait y jouer) mais néanmoins bien marrant. Je ne sais pas pourquoi mais tous les voyageurs dans ce continent se l’apprennent les uns aux autres, et tout le monde y joue en permanence (avec quelques variantes au niveau des règles en ce qui concerne les pouvoirs de certaines cartes mais ce n’est pas très gênant…). J’ai découvert ce jeu lors de mon expédition en Amazonie au Brésil (par quelqu'un qui l’avait appris justement lors de son expédition sur l’Inca Trail) et toutes les personnes que j’ai croisé depuis y jouaient… incroyable.

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En plus de ça ce groupe de hollandais est vraiment sympa et un peu de présence féminine ne fait pas de mal ! Après la sieste on décide de continuer la route ensemble pour le reste de la journée.

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Nous continuons en longeant l’ancienne voie ferrée. Avant la voie reliée Cusco jusqu’à Santa Theresa via Aguas Calientes, mais lors de l’ouragan Nino en 1998, toute la partie quelques kilomètres après Aguas Calientes a été emportée par la rivière en crue et n’a jamais été réparée. On peut encore voir par-ci par-là des morceaux de cette ancienne voie, avec des rails sur les rochers au bord de l’eau, des ruines de ponts, des tunnels à moitié effondrés, c’est assez impressionnant !

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Une fois encore nous franchissons la rivière, en marchant sur les rails cette fois-ci. Quelle n’est pas notre surprise lorsque nous voyons arriver un train en face de nous, pile sur les rails sur lesquels nous marchons ! Un train fantôme ??? Apparemment non, on ne pensait pas qu’ils se servaient encore des quelques derniers kilomètres de rails qui ne relient que des touts petits villages ! Bref tous les marcheurs sur le côté, et tout le monde dans le train qui nous salue avec de grands gestes au passage.

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César nous explique que nous sommes pile derrière les sommets de la montagne ou se trouve le Machu Pichu. On peut voir de très loin les silhouettes de quelques maisons en ruines et des tous petits touristes sur le bord de la cime… On commence déjà à frémir en se sachant si proche de la cité inca si mystérieuse qui est le but de notre périple !

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Perso je commence à saturer de la marche… Comme il n’y a absolument aucun sentier sur le bord de la voie ferrée on est obligé de marcher sur les rails, et je ne sais pas si vous avez déjà essayé mais c’est particulièrement ennuyant !!!

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Enfin on arrive dans la ville d’Aguas Calientes. César nous fait un petit speech pour nous expliquer l’organisation de la journée suivante car il ne viendra pas avec nous dans le site du Machu Pichu (l’entrée est relativement chère…). La ville n’a pas grand-chose de spéciale. Construite quasiment exclusivement pour recevoir les touristes qui vont au Machu Pichu en dehors des thermes d’eau chaude il n’y a pas grand-chose à voir. Je retrouve de vue une bonne partie des touristes vus lorsque j’étais à Cusco… Une fois nos affaires posées dans notre chambre on décide en parfaits touristes et après nos 4 jours de semi diet de se ruer sur une pizza. Pour le reste de la soirée c’est repos. Demain levé 4h pour grimper en haut de la montagne et arriver à temps pour le lever de soleil sur le Machu Pichu !

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Inca Trail J2... bienvenue dans la jungle tropicale !

A 4h30 pétantes César vient frapper à la porte de notre dortoir, et nous dit qu’il va voir les conditions météo pour savoir si ça vaut le coup ou non de se lever pour le lever de soleil. Te casse pas César va… avec le bruit sourd que font les rafales de pluie sur notre toit je peux te le dire les conditions météo sans sortir la tête de mon lit ! Finalement il nous accorde trois heures de sommeil supplémentaires. Je suis partagé entre le fait d’être content de pouvoir rester au lit et celui de savoir qu’une nouvelle journée de pluie nous attend, car j’ai encore les dégâts psychologiques de la veille en tête !

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Quand on se lève à 7h30 la pluie a cessé mais le temps reste bien couvert ! Avec la pluie toute la nuit nos affaires n’ont pas pu sécher et on doit tout empaqueter humide. Pas de chance, mes chaussures sont complètement trempées, et mon bermudas également. Au programme d’aujourd’hui marche dans la jungle tropicale sous un temps normalement chaud et humide. Je ne veux pas marcher avec mon jean car c’est la seule chose sèche qu’il me reste pour le soir, et je me dis que passer une journée dans des chaussures mouillées c’est clairement pas l’idéal pour mes pieds ! Je décide donc de m’habiller avec ce qu’il me reste, à savoir malheureusement mon maillot de bain et ma paire de tongs…

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Petit-déjeuner silencieux. César nous tape sur les épaules et essaie de nous donner la pêche mais on n’a pas vraiment la patate, humide, sales et avec une journée dans la jungle ou il va probablement pleuvoir… Finalement nous partons…

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Le temps nuageux semble s’éclaircir peu à peu, et dès que nous commençons la marche nous sommes séduis par le décors ! La vallée est splendide et la jungle a ce quelque chose de captivant qui reste indescriptible : feuilles géantes, des bruits étranges partout, enfin quelque chose qu’on aime !

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Tout le monde me regarde avec de grands yeux, « tu comptes vraiment traverser cette jungle en tongs, avec toutes les bestioles, les roches glissantes, les grandes herbes… ? »… ben oui je sais c’est pas très intelligent mais je devrais survivre !

On fait une première pause, César nous parle de la végétation autour de nous, et nous montre un fruit rempli de graines rouges. Il nous explique que les Incas s’en servaient comme piment de coloration pour les peintures et les vêtements. Ça nous donne des idées… le moment est venu pour nous de nous transformer en guerriers incas !

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La séance de maquillage terminée nous reprenons la route. Les peintures de guerres c’est marrant mais on s’est un peu foutu du rouge de partout, et on se demande bien comment on va faire désormais pour enlever tout ça ! Surtout qu’avec la chaleur et la montée on transpire à mort et que nous avons le front qui perle de sueur… pas de chance le réflexe c’est de s’essuyer avec la main… et voila comment faire une grosse rature en s’étalant tout le rouge sur la figure :o)

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Aussi incroyable que ça peut paraître il y a des gens qui vivent dans des espèces de maisons cabanes au milieu de cette jungle (en fait il y a des gens partout, même dans les coins les plus déserts), ce sont des paysans qui cultivent des bouts de parcelles sur les flancs de la montagne. On leur achète quelques bananes histoire de reprendre des forces et on fait connaissance de leur petit singe Asinto qui nous amuse bien !

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Quelques mètres plus loin nous rencontrons un ancien sentier inca que nous empruntons. Il est pavé par endroit, et il longe la montagne sur le bord de la falaise. Vue imprenable. Probablement Tom n’en aura pas vraiment profité pour cause de vertige… il était mort de peur, accroché au flanc de la montagne, concentré à avancer pour s’éloigner du gouffre !

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Nouvelle pause, cette fois-ci dans un ancien poste d’observation inca. Les incas avaient mis en place des postes/relais dans les coins avec des vues particulièrement bonnes. Il reste encore quelques ruines (non mise à jour) que l’on devine plus ou moins sous la terre et la végétation. 

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Ces postes servaient principalement à 2 choses : la première à surveiller bien entendu. Mais ce qu’il faut savoir aussi c’est que les incas avaient établis leur empire sous un facteur principal : l’échange rapide d’information. Tous les sentiers reliaient la capitale de Cusco, et des coureurs transportaient les informations en courant sur quelques kilomètres et en se relayant. Les relayeurs attendant dans ce genre de poste.

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César nous explique aussi que lorsque les incas ont fuis les espagnols, ils ont emmené avec eux tous leurs trésors (en or principalement) pour le cacher. Ils ont enterré une bonne partie de ces trésors au fur et à mesure dans ce genre de poste, qu’ils détruisaient derrière eux pour que les espagnols ne les découvrent pas.

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A ce qu’il parait la concentration des métaux dégage une certaine émanation de gaz qui devient luminescente dans la nuit. Comme ça il y aurait encore aujourd’hui des paysans qui découvrent des partis du trésors des incas et deviennent riches du jour au lendemain… mythe ou réalité… en tout cas j’aime bien l’histoire !

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Nous grimpons jusqu’au pic du rocher qui se trouve derrière ce fameux poste, dominant toute la vallée, pour y déposer une petite pierre et participer à l’édifice. L’entrain est désormais complètement revenu, et nous décidons pour perpétuer les rites incas de lancer un grand et bruyant cri à la Tarzan tous ensemble, sensé apporter l’énergie des incas, qui résonne dans toute la vallée. Quelques randonneurs qui suivent le même sentier nous regardent en nous prenant pour des tarés, mais on s’en fout car on s’amuse bien.

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Je ne peux pas m’empêcher en chemin de prendre quelques fleurs et papillons en photos, le soleil est complètement revenu désormais et les couleurs sont magnifiques !

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Au détour d’un grand bananier nous passons devant une plantation de feuilles de coca (la production est légale dans ce pays) qui servent en théorie à être mâchées ou utilisées comme herbes à thé, mais qui peuvent aussi être utilisées (illégalement) pour la production de cocaïne… Les cultures principales dans la région sont le café, la banane et le coca…

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Un peu plus loin nous croisons un coin rempli d’énormes mygales bien effrayantes. Comme je sais que certain(e)s sont fan je me risque à prendre une photo… perso c’est pas ce qui me fait le plus peur. A priori si on ne les embête pas trop elles restent dans leur toile sans s’aventurer au dehors.  Non ce qui me fait bien flipper par contre c’est les immenses serpents jaunes qu’on croise à quelques reprises sur notre chemin… c’est pas tout ça mais je suis en tong alors je me sens un peu vulnérable (et je me rappelle encore très nettement l’expérience avec Marion sur l’île d’Ometepe au Nicaragua !).

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Finalement nous faisons la pause casse-croûte. Nous étendons nos affaires humides de la veille au soleil et le temps que César prépare le repas nous allons nous rafraîchir dans une rivière à 5mn de là. L’eau est bien glaciale mais ça nous empêche pas de prendre un petit bain dans la tenue d’Adam (on a capté après qu’il y avait des paysans qui travaillaient juste au dessus de nous… mais c’était trop tard… bon c’est pas très grave non plus :o)

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L’aprem nous reprenons notre route. Au programme traversées multiples de la rivière, que ce soit sur un vieux pont suspendu ou dans un chariot accroché à un câble, ce qui est bien amusant !

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Enfin pour terminer cette journée excellente mais un peu fatigante rien de mieux que se relaxer dans des eaux thermales…

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Le soir venu dans le village d’à côté nous faisons connaissance d’un groupe d’hollandais bien sympathique qui fait exactement le même circuit que nous, mais avec une autre agence. Comme nous partageons le même hôtel nous décidons de prendre notre repas ensemble histoire de taper la discute. Les filles ont une patate incroyable et se mettent à danser sur de la techno avec les gamins qui jouent dans la rue. En moins de 5mn il y avait à peu près tous les hommes du village qui regardaient le spectacle avec de grands yeux ahuris… il faut comprendre aussi… ce n’est pas tous les jours qu’ils voient 3 filles blondes aux yeux bleux plus grandes qu’eux danser dans leurs rues ! Enfin une bonne tranche de rigolade !

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Inca Trail J1... on pédale dans la gadoue !

Réveil difficile ce matin. On a eu la mauvaise idée de sortir hier soir et on a rendez-vous à 7h avec notre guide pour les 4 prochains jours.

Faire l’Inca Trail (le sentier inca en anglais) c’est un peu une tradition, l’immanquable du voyageur en Amérique du Sud si vous voulez. En principe l’Inca Trail, celui dont les voyageurs parlent (évidemment des sentiers incas il y en a des tonnes dans la région), c’est un sentier qui traversent les montagnes sur le chemin qui vient de Cusco, et qui passent par de nombreux sites archéologiques incas, pour arriver jusqu’au Machu Pichu. Le problème est que c’était devenu tellement touristique, que l’état bolivien a limité le nombre de personnes pouvant passer par jour sur ce sentier à 500 personnes, et a vendu l’intégralité des licences régissant le passage aux agences de tourismes locales. En période basse (saison des pluies en hiver pour nous) il y a peu de touristes et on peut facilement trouver une agence pour faire ce trek de 4 jours. Au mois de juin c’est une autre histoire ! Avec Tom on a commencé à se renseigner début mai pour réserver un trek… tout était plein dans toutes les agences jusqu’à fin juin et les tarifs… attention accrochés vous bien, plus de 400$ (ce qui est énorme pour l’Amérique du Sud ! On a payé 90$ tout compris pour nos 4 jours en jeep dans l’altiplano bolivien pour vous donner une idée…) !!!

Bref nous avons donc du nous rabattre sur une solution de rechange. Juste aller au Machu Pichu depuis Cusco c’est un peu dommage car on ne voit pas toute la région sacrée des Incas, alors on voulait quand même faire un autre sentier pour nous y rendre. Sur les recommandations de plusieurs personnes on a opté pour le trek mixte vélo/randonnée. Un peu las de tout comparer tout le temps nous avons choisi la première agence que nous avons vue. Les tarifs étaient ceux appliqués ailleurs, et pour le service c’est dur de se rendre compte tant qu’on n’est pas sur place…

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Avec tout ça nous voila donc le fameux matin du départ avec une bonne gueule de bois…

Les choses ne s’annoncent pas sous le meilleur jour : nous poireautons plus d’une heure au départ des bus. Se lever hyper tôt pour attendre ça nous plait pas beaucoup… surtout qu’on avait été habitué jusqu’ici à de super organisations privées, alors un bus public ou il faut accrocher nos vélos sur le toit… ça nous semble pas hyper professionnel ! Notre guide César (nous sommes les seuls dans l’agence à faire ce trek donc nous avons un guide juste pour nous 3), un jeune péruvien court à droite et à gauche et essaie de nous rassurer. Il nous explique qu’il y a eu un effondrement de terrain qui a emporté une partie de la route que le bus doit utiliser et que des gens sont en train de réparer tout ça… nous voila beaucoup plus en confiance !

Finalement on monte dans un bus, plein à craquer pour cause d’annulation des bus précédents, et nous partons. Les gens sont assis dans l’allée, il y a des paniers et des sacs de partout ! Avec Julio et Tom on est éparpillé dans le bus en fonction des places disponibles. Ce n’est pas très grave car avec notre état de fatigue l’heure n’est pas vraiment à la discussion… Nous nous endormons aussitôt. Deux heures plus tard, la tête en vrac et la bouche pâteuse, nous faisons une première halte, pour le petit déjeuner. Tout le monde descend et s’engouffre dans les bouis-bouis locaux pour manger des soupes peu ragoûtantes de poulet ou de je ne sais pas quoi, mais rien que la vue du met me met mal à l’aise… je recherche désespérément un café que je ne trouverai pas :o(

A ma grande surprise Julio prend un œuf avec une sauce bizarre aux pommes de terre (argh pour le ptit-déj !), un truc verre et jaune… bref. Même notre guide le regarde en faisant non de la tête… Enfin nous repartons… et nous nous rendormons.

Quand je me réveille le bus frôle un ravin dans des virages. Nous avons passé les montagnes et la végétation est devenue tropicale désormais. C’est bizarre comme cette route (si on peut appeler cela une route) me rappelle quelque chose… ça y est j’y suis ! La route la plus dangereuse du monde en Bolivie… je ne sais pas si c’était LA route la plus dangereuse du monde, mais en tout cas elle a une sœur jumelle car nous sommes sur sa copie conforme et je ne suis absolument pas rassuré !

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Nous nous arrêtons toutes les 10mn parceque deux camions ont du mal à se croiser, ou parceque la route est en super mauvais état ! Finalement nous arrivons sur la parcelle de route arrachée par l’éboulement de terrain. En effet il ne reste pas grand-chose. Des bulldozers on aplanit un peu de terrain pour permettre aux véhicules de passer mais ce n’est pas terrible ! César nous dit de descendre du bus et récupère nos vélos. Ça descend jusqu’au bout désormais alors on peut le faire en vélo. Avant ça petit casse-croûte. On regarde nos montres. Le trajet a pris 2h de plus que prévu au programme, plus l’heure de retard au départ, on a 3h de retard… pas cool du tout ! Une fois les salades finies on monte sur nos bolides mais on est arrêté immédiatement par le chef du chantier qui dirige le déblaiement de la route : c’est le créneau horaire des engins qui travaillent sur le chantier, la route sera de nouveau ouvert à 17h… la bonne blague ! Et voila César lancé dans de nombreuses négociations. Finalement 20mn plus tard les engins s’arrêtent 2mn pour nous laisser passer avec nos vélos sur l’épaule.

Enfin la descente commence. Je me rappelle encore la descente en Bolivie, et y a pas de raisons que celle-ci ne soit pas une bonne partie de fun également. Juste à ce moment je commence à sentir quelques gouttes sur mon visage… De la pluie ? Non une vraie averse, juste le temps de passer un k-way et de reprendre la route. L’horreur, entre ce qui vient du ciel, du vélo de devant, des flaques que j’éclabousse en passant et de ce que les roues de mon propre vélos me balancent à la figure, en moins de 5mn je suis trempé jusqu’aux os, le visage recouvert d’éclaboussures de boue. Les gamins que l’on croise sur le bord de la route sont morts de rire en nous voyant passer.

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A côté de ça mon vélo fait de drôle de bruit : quelque soit le rapport il y a systématiquement une vitesse qui saute et ça me tape vraiment sur les nerfs ! Je jette un œil à mes camarades, Tom semble avoir un problème identique avec son vélo, et Julio lui semble vraiment mal en point avec des hauts le cœur toutes les 2mn. On en profite pour le charrier sur l’œuf qu’il a mangé le matin « t’aurais pas du manger cet œuf de lama ! » ne cherchez pas, évidemment les lamas ne font pas d’œufs mais notre grande blague du moment c’est de caser des lamas dans tout ce qu’on dit.

On pédale, on pédale et tout d’un coup on réalise qu’on a perdu Tom… pas dans le ravin j’espère… non heureusement, mais son changement de vitesse arrière a littéralement explosé pour finir dans les rayons de la roue… César en vrai Mc Giver démonte tout ça, raccourci la chaîne, et Tom peut reprendre la route, mais fini les vitesses pour lui… ça va pas être top !

5mn plus tard nouvelle pause… Julio ne va définitivement pas bien et vomi tout son petit déjeuner… pas étonnant, si on rajoute l’alcool de la veille… Bref la descente en vélo s’est transformée en vrai cauchemar ! Avec les 3h de retard du matin et le soleil qui se couche sur les 17h30 il nous reste 10mn de lumière et nous sommes à 2h en vélos de notre ville d’arrivée. Nous expliquons à César qu’il y a pas moyen mais qu’on ne finit pas la route de nuit dans ces conditions, et au village suivant coup de chance il négocie avec un local pour qu’il nous emmène en voiture à notre étape du soir (il a réussi à mettre les 4 vélos sur le toit !).

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Enfin arrivés nous essayons tant bien que mal de laver nos affaires, et après un rapide dîner nous allons nous coucher sur les 8h du soir… en espérant que demain soit un meilleur jour. César nous a dit qu’on se levait le lendemain à 4h30 pour aller voir le lever de soleil dans la vallée… ça va être dur !

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Cusco, ancienne capitale de l'empire Inca

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Après un trajet particulièrement pénible en bus (alternance de chaud et froid assez brutal) et relativement long (20h depuis Lima, au travers des montagnes) j’arrive enfin à Cusco en début d’après-midi. Je ne pense qu’à une chose, rejoindre mon auberge pour me changer et prendre une bonne douche car je me sens tout crasseux et poisseux. Mes cheveux sont hirsutes, mes vêtements sentent mauvais… bref c’est pas trop ça !

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J’arrête un taxi et lui demande combien ça coûte pour m’emmener à l’hôtel Loki. 5 soles. Marché conclu. 2mn plus tard il me demande ou se trouve l’auberge. Évidemment j’en sais rien et lui encore moins. Merci de me faire perdre mon temps. Je lui demande de s’arrêter et je descends pour prendre un autre taxi. Tout ça avec mon gros sac… hyper pratique. Heureusement le deuxième taxi connaît et il me fait même en prime la visite guidée au passage de la ville… la class !

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Arrivé à l’auberge j’ai un lit de réservé… Je rentre dans la chambre et je tombe tout de suite sur Tom et Julio… Grand moment de retrouvailles… c’est marrant car basiquement on ne se connaît non plus pas plus que ça, mais après avoir voyagé ensemble pendant plus de 3 semaines en passant 24h/24h ensemble ils étaient devenus partie de mon quotidien, et je me sentais vraiment seul sans mes compagnons de voyage la semaine dernière ! Bref c’est les grandes accolades, chacun essayant de raconter ce qu’il a vécu pendant la semaine qui vient de se passer pour faire part de ses histoires incroyables, drôles ou incongrues qui ont illuminées les derniers jours (vous enflammer pas il s’agit principalement d’histoire de filles).

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Il est 14h mais ils sont réveillés depuis pas très longtemps car ils sont sortis la veille (arrivés hier en fin d’aprèm ils n’ont pas perdu de temps pour un dimanche soir… je comprendrai plus tard qu’à Cusco le jour de la semaine n’a pas beaucoup d’importance pour ce qui est de sortir !). Je prends rapidement ma douche et nous voila partis en quête d’une pizzeria.

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J’apprends rapidement que Cynthia, rencontrée à Iguaçu et qui voyageait à l’époque avec Tom, avec qui j’ai passé ma semaine à Buenos Aires, est également à Cusco. Ça ne me surprend pas tellement que ça… depuis les quelques heures ou je suis arrivé j’ai croisé je ne sais pas combien de voyageurs rencontrés tout au long de ma route ces derniers mois !

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Pour digérer nous partons nous balader dans le centre de la ville. Je découvre la fameuse ville de Cusco. Ancienne capitale de l’empire Inca (on ne peut pas dire qu’il reste grand-chose), c’est clairement aujourd’hui la capitale Gringo de l’Amérique du Sud, c’est-à-dire la ville la plus touristique (proportionnellement parlant) du continent ! Pour vous donner un ordre d’idée, mon auberge compte environ 150 lits, qui sont tous occupés quasiment tous les jours ! Et on n’est pas encore dans la haute saison touristique ! D’ailleurs j’ai rarement vu une auberge comme ça… vraiment terrible, hyper bien tenue, staff vraiment sympa, à quelques blocs du centre, mais tout en haut d’une pente, offrant une vue imprenable sur le cœur de la ville.

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Le centre de la ville a pas mal de charme aussi. Une grande place avec une cathédrale et une église, et le reste des maisons à colonage avec des balcons de toutes les couleurs (principalement des restaurants, bars, cafés, boites de nuits). Au centre une grande fontaine autour de laquelle beaucoup de monde vient s’asseoir prendre le soleil. Le climat ici est vraiment agréable, soleil quasiment tous les jours, température chaude et agréable en journée, fraîche la nuit. Cette ville est un vrai piège à touriste ! On s’y sent tellement bien qu’on n’a pas envie de repartir. La vie n’est pas chère, il y a énormément de jeunes et de voyageurs, on fait de nouvelles rencontres tous les jours. On peut sortir chaque soir de la semaine en étant sûr qu’il y aura du monde et de l’ambiance. Il y a milles et milles activités à faire dans les alentours, en allant du trek de montagne, au trek dans la jungle tropicale pour voir jaguars et autres, en passant par l’excursion de 5 jours de rafting, sans oublier biensûr la visite du Machu Pichu (raison pour laquelle je suis là !) et tous les autres nombreux sites archéologiques incas qui sont dans la région !

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Bref je rencontre certains voyageurs qui sont là depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois ! Perso je n’ai pas un temps extensible à souhait alors je me force à faire une ballade de la ville pour ne pas être obligé de partir en me rendant compte à la dernière minute que je n’ai même pas vu ce qu’il y avait autour de moi :o) Bon je dois l’avouer j’étais un peu déçu. Clairement c’était très joli. Complètement dans l’ancien style colonial espagnol. Mais bon des villes coloniales espagnoles j’en ai vu des tas, et je pensais plus voir des vestiges de la grande époque inca. Malheureusement il ne reste pas grand-chose.

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Enfin si il reste pas mal de choses en fait, mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus flagrant. Il se trouve que les espagnols lorsqu’ils ont pris possession de la ville après la bataille avec les incas ont trouvé plutôt bien les systèmes de construction incas. Basiques, robustes. Pourquoi détruire pour reconstruire ? Ils ont donc tout simplement construit leur propre ville sur celle des incas. C’est comme ça qu’on peut voir encore beaucoup de murs qui datent de l’époque inca. Ils ont même été jusqu’à construire une basilique sur l’ancien temple du soleil inca. On peut voir nettement (la preuve en photo) la démarcation entre la fondation inca et le reste du bâtiment… Enfin bon, à part des fondations rien d’autre…

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Pour le reste de mon temps je me plais à flâner avec la petite bande. Nous faisons la tournée des cafés pour profiter du soleil de l’après-midi. Sangria et vin blanc bien frais sur une petite terrasse sur la place principale. La belle vie. Que demander de plus ? Je passe pas mal de temps également à pratiquer mon espagnol en rédigeant des e-mails pour Julio pour lui organiser des rencards avec les péruviennes qu’il a rencontré :o)

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Enfin le vin blanc au soleil c’est un peu traître… voila comment se retrouver un peu pompette à 19h et finir dans le bar de l’auberge à jouer avec des marionnettes tricotées en forme de lamas ! Bon si ça peut aider pour rencontrer Hariet et Kathy, deux charmantes anglaises… pourquoi pas !

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Hostel the Point... le bar piège à Lima

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Posté par raphael giraud à 18:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]