30 janvier 2006

Expédition a Santa Fé

Ca fait quelques jours que je n'ai pas pu me connecter a Internet, ici il n'y a rien evidemment, mais on m'a dit que je devrais trouver des connections a Santa Fe alors je decide d'y aller samedi, de toute façon la plage ici est bondée et je suis pas fan de l'entassement !

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Je reprends donc le classique por puesto qui fait la ligne Puerto La Cruz - Santa Fé, et en quelques minutes d'une route qui longe la mer, me voila dans la petite ville de Santa Fé.

En vrai j'imaginais ça un peu plus grand, mais c'est juste une ville de pêcheurs, avec de grandes rues chaudes et en terre qui menent a la mer. En arrivant on sent une tres forte odeur de poisson qui a passé des heures au soleil voir des jours dans le caniveau sur le bord de la rue, et l'odeur vous prend bien des narines jusqu'au ventre, j'avais une bonne envie de vomir !

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Enfin la plage en soit, pas tres grande est plutot jolie (nettoyée tous les jours). Evidemment il y a les pêcheurs et leurs barques, il y a (et c'est peut-etre le plus amusant) des dizaines de pélicans perchés sur les bateaux tels des capitaines au long court, qui guettent la mise a l'eau de dêchets de poisson, il y a aussi pleins de touristes (la plage est bordée par une série de posada et de restaurants ou paillotes), et des gamins qui jouent au baseball (sport national ici... hé oui c'est le seul pays d'Amerique du Sud a se passioner pour ce sport, "beisbol") avec un bout de bois et une balle en caoutchou... le tout sur un espace de 100m de long et 3m de large... ici aussi c'est serré (mais j'imagine que c'est plus calme en semaine !).

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Apres une petite balade et un petit repas rapide avec des crevettes dans une paillote, je me mets en quete de mon cafe internet...

Et la je retrouve une bonne caractéristique du continent central/sud americain : personne ne dit qu'il ne sait pas. J'apprends de plusieurs sources qu'il n'y a qu'un seul cafe internet, mais tres lent... tout le monde donne une direction, fausse une fois sur deux, et je me retrouve a faire quatre fois la meme rue dans un sens et dans l'autre, a demander a un vieux qui en fait est bourré et qui me dit n'importe quoi, pour finalement demander par hasard a un restaurant ou c'est, quand on me dit que c'est justement la, dans la salle de derriere (il n'y a rien écrit nulle part evidemment...). Je rentre heureux d'avoir enfin trouvé, on m'explique que c'est tres lent (je savais mais la je commence a avoir un peu peur !), et me connecte...

Au bout de 3mn la page de mes mails s'affiche, je clique sur le mail suivant, 3mn, 5mn, 10mn d'attente... euh... lent je veux bien mais la ça ne marche plus du tout... ah oui c'est vrai me dit la patronne, ben changez d'ordinateur alors... idem, j'aurai fait tous les ordis de la salle pour qu'elle comprenne que c'etait sa connection et pas les ordis qui ne fonctionnait pas... et me voila dans l'impossibilité de lire mes mails... Raison pour laquelle je n'ai pas pu donner de nouvelles la semaine derniere...

Me voila desormais a Ciudad Bolivar, dans le sud du pays, le parc Mochima c'est fini (vous pouvez voir les photos dans l'album mis a jour a droite), direction le parc Canaima avec ses Tepuis et ses chutes d'eau, avant de rejoindre le Bresil !

Posté par raphael giraud à 18:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Sortie en boite, le Windsor local !

Samedi soir, tout le monde est couché, apres avoir profité d'un grand film sur le cable -Le Transporteur- (mais au moins et meme si je l'avais deja vu, je me suis bien marré), je suis dans la cuisine exterieur a me faire tranquillement a manger, il est a peine 21h30... Au loin j'entends une musique de discotheque qui retentit...

Je n'avais pas vraiment prevu de sortir comme un taré dans mon programme, mais evidemment en entendant cette musique je suis intrigué ! Alors des que j'ai fini de manger, je vais voir le proprio et lui demande ce qu'il en est... c'est ou ? c'est quoi ? y a du monde ? c'est bien ? etc... Il m'explique que c'est a 3 rues d'ici, qu'il y a pas mal de monde du village effectivement mais il me conseille de ne pas m'attarder la-bas car "ils n'aiment pas trop les étrangers" me dit-il... Bon de toute façon il est trop tard, desormais je veux savoir a quoi ça ressemble !

Et me voila parti (sans rien sur moi a part un peu de monnaie, au cas ou le proprio a raison et que je me fais aggresser...) vers la fameuse discotheque dont je ne connais meme pas le nom.

Il me semble soudain que je suis arrivé, je vois au loin dans un champ une terrasse, des paquets de jeunes, de la lumiere, et beaucoup de musique... ce serait donc une boite en plein air... mais ou est donc l'entrée avec les videurs et tout ça ?

Je cherche mais je ne trouve pas... sur le bord il y a une baraque ouverte avec de la lumiere avec des gens qui s'y dirigent... alors je me dis que peut-etre il faut traverser la maison pour acceder a la fete... mais les gens referment la porte et je comprends en fait qu'ils rentraient juste chez eux et que j'ai failli rentrer dans leur baraque sans raison... ce qui aurait été difficile a expliquer ! Ouf je m'en sors bien !

Finalement apres un peu d'observation je comprends qu'il n'y a tout simplement pas d'entree formelle... et qu'il suffit de longer le sentier en bord de champ pour acceder a la fete !

Et me voila, seul touriste au milieu d'a peu pres toute la gente masculine du village... je pense qu'il devait y avoir moins de 10 filles en tout. Je peux pas dire que je me sentais super a l'aise, mais maintenant que j'etais la je pouvais pas partir tout de suite...

Tout d'un coup un sentiment de deja vu, deja connu... mais oui bon sang ! C'est le Windsor local ! (comprendrons ce qui pourront... c'est le nom de la plus grosse boite de Dordogne... a voir si vous passez dans le coin !). Je vois des gamins de 14 ans a des mecs de 45 ans... j'ai un peu l'impression qu'on vient la en famille ! Cote dress code, laissez tomber les jeans fashions, chaussures qui brillent, ici c'est tongue voir pas de chaussure du tout, bermuda et marcel !

Les jeunes sont a droite sous l'esplanade en train de danser, les anciens sont a gauche en train de jouer a la petanque. Tout le monde picole de la biere a flot.

Par reflexe je me dirige vers le coin "jeune", commande une biere et m'appuie au mur pour observer la piste de danse, comme 4 autres mecs a cote de moi (j'essaie de me fondre un peu dans la masse). Un gars arrive, tape la main a tout le monde, je suis dans le lot, il ne se pose pas de questions, je suis dans le groupe (sinon qu'est-ce que je pourrais bien faire d'autre ici... ? son raisonnement a du sens...) et me tape la main, en haut en bas, sur le cote... bref, chaque groupe de jeune, ici comme en France a une maniere particuliere de se claquer les mains pour se dire bonjour... evidemment je capte que dalle a ce qu'il veut faire, je lui serre la main quand il veut me claquer la main et inversement... mais je fais le mec sur de moi et ça passe bien :o)

La piste de danse est plutot deserte... seul un couple qui danse sur du reggeaton (musique latino sur rythme de rap US pour ceux qui connaissent pas... la seule musique qu'on entend de Mexico City a Ushuaia j'ai l'impression !)... C'est marrant parceque meme une fille sur qui on ne se retournerait pas dans la rue, devient fantasmatique quand on la regarde danser ! Enfin la piste devient reellement completement vide, et je me decide a passer du cote pétanque...

Les regles sont strictement identiques a celles qu'on a en France, mais les boules sont differentes : en plastique plein, 2 fois plus grosses...

Apres quelques minutes, j'ai l'impression de me retrouver dans une scene de Pagnol version amerique latine...

A chaque phase de jeu tout le monde se retrouve sur le terrain et discute a n'en plus finir, en feintant de s'ennerver, avec de grandes phrases (ils parlent espagnol et j'ai quand meme l'impression d'entendre l'accent du sud !), de grands gestes, reprenant son souffle avec une bonne gorgée de biere bien fraiche, on aligne des bouts de bois a n'en plus finir pour comparer les longeurs entre boules et cochonet, et puis sur decision generale on se remet a jouer, le lanceur s'elance, la boule jaillit... paf ! Il a pointé et dégommé la boule concurrente, ses coequipiers lui mettent de grandes claques dans le dos, il se redresse et regarde fierement l'equipe adverse avec défit l'air de dire que son honneur bafoué lors du débat precedent sur qui a la boule la plus proche est desormais vengé par sa pleine maitrise du jeu... il jubile, je jubile ! Le mec d'a côté me parle pour commenter le jeu, je capte rien, je le regarde et reconnait le pecheur qui nous a emmené la veille sur l'ile, je lui dis bonjour, lui souris et lui fait mon propre commentaire sur le jeu... il ne capte rien a ce que je lui dit, il me sourit et on trinque... une bonne soirée !

Bon apres tout ça ma biere est finie, personne ne danse, la partie de pétanque continue et je suis toujours le seul touriste... alors je décide de suivre les bons conseils du proprio de la posada et de rentrer me coucher, meme si je ne me sens pas du tout en danger, voir plutot meme en pleine reunion de famille !

Posté par raphael giraud à 17:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

La Piscina

Nous décidons avec Mélanie et Daniel de partir une journée sur une des iles qui nous fait face, la plus connue, celle que Jacques le proprietaire de la posada nous recommande, s'appelle la Piscina...

En fait il nous explique que ça s'appelle comme ça parceque du haut de la colline qui surplombe la mer, lorsqu'on regarde la piscina (en fait un bout de mer entre 2 iles) les fonds sont si peu profonds et il y a tellement de récifs et de sable que l'eau est bleu turquoise au milieu du reste de l'eau bleu foncée, un peu comme une piscine... bon j'ai bien regardé en passant en bus sur le haut de la colline, effectivement la couleur change mais je n'aurais pas vraiment pensé a une piscine... enfin !

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Nous décidons de partir en semaine pour éviter qu'il n'y ait trop de monde, et tres tot le matin pour profiter du soleil qui est plus present en matinée (les nuages arrivent systématiquement sur les 13h/14h chaque jour...).

Nous voila donc parti vendredi matin a 8h avec nos sandwichs sous le bras, serviette de plage sur l'epaule pour demarcher un pêcheur qui pourrait nous emmener sur une des iles...

Chose facile, c'est plutot eux qui nous demarchent qu'a nous d'aller les voir et nous voila sur une petite barque, voguant sur une mer d'huile.

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En fait les iles sont habitées, je ne dirais pas non plus que ce sont de vrais villages, mais quelques maisons en briques et en taules se suivent sur le bord de l'eau, avec des barques juste devant... Nous deposons justement une petite famille qui revient du continent pour se rendre chez elle.

Ensuite nous passons sur le lieu-dit meme de La Piscina, avec une curieuse ile minuscule et son habitation en ruine qui l'occupe entierement. C'est nous dit on le meilleur endroit dans le coin pour faire de la plongée et observer le récif...

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Notre pêcheur nous dépose finalement sur un coté aménagé avec 3 plages successives... nous sommes les premiers ce matin, le plaisir de fouler le sable vierge de traces !

Nous voulons nous installer sur la plage la plus éloignée et la moins aménagée, mais un vieux monsieur sans dents est en train de la nettoyer et je crois comprendre (parceque c'est pas evident !) qu'on ne peut pas rester tant qu'il n'a pas fini... ainsi soit-il nous irons sur celle du milieu... ce n'est pas la place qui manque !

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Je goute l'eau rapidement et retourne a ma lecture alongé sur ma serviette. Mélanie va gouter l'eau a son tour et ressort en criant... "méduse !"... Par la suite il s'averera que ça devait etre une meduse isolée plus ou moins et qu'elle n'aura pas eu de chances de se faire piquer...

La plage commence un tout petit peu a se remplir, une famille bresilienne de Manaus s'installe a cote de nous. Melanie et Daniel sont de nouveau dans l'eau avec leurs masques et me font de grands signes... je les rejoins et oh ! un bel hyppocampe qui se balade dans l'eau... En fait je n'en avais jamais vu dans l'eau, et je croyais qu'il se deplaçait tout droit et fier mais pas du tout ! Pour tromper les predateurs il flotte tel une feuille dans la derive, c'est marrant.

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Nous retournons nous secher et Daniel montre quelque chose du doigt dans l'eau en face de nous... une nageoire qui depasse par intervalle de temps (mon dieu Marion... un requin ?!? :o) hé non c'est un dauphin qui passe dans le coin...

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Quelques minutes plus tard je vois du brouhaha dans la famille bresilienne a cote de nous... c'est 2 iguanes qui viennent chercher de quoi grapiller a manger !

Je ne pensais pas que c'etait aussi gros en vrai ! Et aussi laid ! Un vrai petit dinosaure ! Un enorme lezard avec des epines sur le dos... beurk. Je lui donne un morceau de banane tendu par les bresiliens, et un d'entre eux se jette sur lui pour l'attraper (il aura l'avant bras un peu tailladé de partout parcequ'evidemment l'iguane aura essayer de se devattre pour s'echapper) et il me le met entre les mains... je souris pour la photo mais j'etais pas non plus top rassuré !!!

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Apres toutes ses emotions rien de mieux qu'un bon petit sandwich et de profiter des derniers rayons de soleil avant que les nuages pluvieux de l'apres-midi nous contraignent finalement a rentrer au bercail !

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Playa Colorada dans le parc de Mochima

Apres une bonne nuit (dans des draps humides et qui sentent le renfermés, mais une bonne nuit quand meme), je pointe le museau dehors et le grand soleil a remplacé la pluie battante de la veille au soir. Je me dirige vers la gare routiere d'ou part le Por Puesto (bus de campagne) pour aller a Santa Fe, ayant pour objet qu'il me lache sur le passage a Playa Colorada.

Colorada... ça me rappelle un débat qu'on avait eu sur l'origine du nom du Colorado aux US a Tulum avec Sara, Barak et Martjin... Colorada/o qui veut dire coloré ? Faux... et malgré nos protestations bruyantes Sara avait bien raison... en espagnol ça veut dire rouge... Comme les montagnes du Colorado, et comme le sable de la plage de Playa Colorada !

Donc plage de sable rouge (plus ou moins), bordée de palmiers et cabanes a touristes, le tout dans une ambiance fort sympa, tres calme la semaine avec juste quelques pecheurs qui discutent le bout sur le bord de leur barque, mais par contre remplie a mort le week-end par des familles entieres avec enfants qui courent partout et se marchent dessus... et la ça devient un peu comme chercher un coin tranquille sur une plage en bord de mediterrannée en plein été... impossible a vivre !

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A la descente du bus je fait la rencontre de Melanie et Daniel "français ?" euh oui... comment ils savent je n'ai pas parlé... "on a vu le titre du livre que tu lisais dans le bus, "Sur la route" de Jack Kerouac, alors on a deviné..." et nous voila partis ensemble a la recherche de la Posada Jaly, guidé par des gamins du village a qui je donne mes derniers bonbons au caramel que je me train depuis le Honduras (les fausses langues auront l'impression que c'etait un cadeau empoisonné, mais détrompé-vous, je continuais a les manger, c'etait mon petit plaisir dans les longues heures de bus !).

La posada est tranquille, confortable, et encore mieux, le proprietaire, Jacques est un vieux quebecois avec une maison bourrée de bouquins et revues en français ! Le bonheur !

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En tout cas je suis bien content d'avoir rencontré Melanie et Daniel, meme si j'essaie de leur laisser un peu d'espace pour eux, ça fait du bien de pouvoir parler et dans sa langue ! Du coup pour passer le temps du premier apres-midi qui s'est transformé en pluie, je leur apprends le jeu des dominos avec la regle du multiple de 5, celui qu'un americain m'avait appris a Bogota qu'il avait appris en Bolivie et ils deviennent fan et me batteront tous les 2 l'un apres l'autre... bah c'est la vie :o)

Au programme du séjour ici : bien entendu plage, mais surtout repos et remise en forme. Evidemment certains ne comprendront pas comment il est possible d'etre fatigué dans un voyage qui ressemble a des vacances, mais croyez-moi, apres ces derniers jours, le vol, le probleme de carte, les trajets en bus de nuit, le mauvais temps, les jours seuls, la bouffe dégueu, les hotels pourris, j'en passe et des meilleurs, je commençais a etre vraiment au bout du roulot et j'avais besoin de me poser. Pour parfaire la méthode, grasse matinée le matin, fin de matinée sur la plage, a dorer au soleil, apres-midi dans un hamac ou un fauteuil a lire le plus de bouquins possible (j'en aurai lu un guide entier imagé sur l'Amerique du Sud, Le pendule de Foucauld d'Umberto Eco, et pour le divertissement, un bouquin de sensationnel de Pierre Bellemarre).

Et biensur, le plus important, reprise en main du régime alimentaire : je fais les courses dans une petite échoppe en base de la rue qui descend a la plage, achète oeufs, jambon, tomates, pommes de terre, oignons, et bananes et me nourrit de ce qui me fait du bien, des platés énormes de pâtes et des omelettes gargantuesques ! Ca fait du bien !

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Sur la base du guide imagé et de mon guide, sans image et pas a jour, j'organise mon itinéraire pour les derniers pays sur lesquels je n'avais pas encore porté mon attention : Argentine, Chili, Bolivie, Perou et Equateur, ce qui m'a bien pris toutes mes soirées pour analyser ce qui etait le mieux a faire, dans quel ordre, quel temps, quel cout, quel moyen de liaison etc...

Je suis bien conscient que comme la plupart de mes itineraires je vais tout changer au fur et a mesure, mais ça reste important si ce n'est primordial d'avoir un fil conducteur pour se repérer...

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Mise au point a Puerto La Cruz

J'ouvre les yeux dans le bus qui descend sur Puerto La Cruz, il est 6h30 du matin, le bus etait vide, et malgre quelques arrets dans la nuit j'ai pu plus ou moins dormir allongé sur 2 banquettes dans mon sac de couchage pour me proteger de la climatisation infernale ! Il fait beau, les voitures vont dans tous les sens, les gens partent travailler comme partout dans le monde... et au loin j'aperçois la mer des Caraibes avec ces grandes iles blanches baignées dans le soleil qui apparaissent telles des bateaux militaires aux proportions incroyables...

On arrive finalement dans la ville, et evidemment les premieres choses que je vois sont les memes que je verrais dans toutes les gares routieres de toutes les villes du monde : des bus pourris, des gens partout qui essaient de vous embarquer dans leurs engins, leurs taxis pourraves etc... Finalement je trouve un taxi descend qui me propose de m'emmener a l'hotel dont je lui indique l'adresse pour un prix pas donné mais j'ai la flegme de negocier pour pas grand chose et je monte... Arrivé a l'adresse je m'aperçois qu'on a juste traversé 2 rues et que le prix est du vrai vol mais je n'ai pas de monnaie donc je ne peux meme pas lui donner moins pour faire pression... ce sera pour ma paume ! Autre bonne nouvelle, l'hotel n'existe plus... c'est la deuxieme fois que ça m'arrive en 3 semaines et pour un guide de 2005 c'est pas tres serieux et je m'ennerve contre les editions Footprint, constatant que si tout le monde utilise le Lonely Planet c'est bien justifié finalement !

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Enfin en marchant un peu je trouve un hotel qui semble economique, traduisez, qui a l'air bien pourri !

Pourri je ne me trompe pas, economique moins, etant donné que j'ai une tete de touriste on m'aligne et je suis trop fatigué pour aller voir alleurs et monte dans la chambre poser mes affaires et me coucher ! Il n'y a pas de fenetre, l'air climatisé goutte par terre, tout est humide et sens le renfermé... bienvenue !

Enfin je me reveille et m'attaque a mes preoccupations du moment : solutionner le probleme de la carte bleue et de l'appareil photo.

Pour la carte je vais attendre que Julien me rapporte ma nouvelle lorsqu'on se verra au Bresil... d'ici la je devrais aller aux guichet des banques pour retirer sur presentation de mon passeport, moins pratique mais je survivrai... Pour l'appareil photo je decide d'acheter le moins cher possible et de me racheter le mien sur internet, livre chez Julien qui me le ramenera avec la carte... Bref, Julien n'est plus l'ami tant attendu... c'est carrement "le messager" !!!

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Je me mets donc en quete de l'appareil numerique le moins cher du marché... Pas evident. Tout d'abord parcequ'ici les magasins sont fermés jusqu'a 15h pour cause de sieste ou de chaleur ou de je ne sais quoi. Ensuite parcequ'ici ils n'ont pas beaucoup d'appareils photo et que donc la moindre merde coute la peau des fesses. Soudain je me sens veinard... en voila un qui n'est pas trop cher compare au reste mais qui a l'air bien... "est-ce que je peux voir la notice s'il vous plait ?" Non... bon. Je continue le tour des boutiques et repere le meme appareil regulierement en essayant de recolter des infos mais c'est pas gagné... j'ai l'impression qu'en fait je suis transparent pour les vendeurs qui ne repondent pas a mes questions et m'ignorent... bandes d'enfo... bref, finalement j'achete l'appareil dans la boutique ou il etait le moins cher (j'aurai quand meme vu le prix varie du simple ou double sur le meme produit !).

Pas de surprise... c'est de la pire camelotte ! Tout en plastique, pas de batteries mais des piles, pas de zoom, pas la possibilité de regler l'exposition etc... un ecran miniature ou on voit a peine les photos prises, portée du flash 1m50, et la carte SD qui s'emboite a l'exterieur de l'appareil... ben voyons. Enfin, en attendant ça me permet de prendre quelques photos (dans le nombre certaines sont potables) et de vous montrer les endroits parcourus...

Je me decide apres ces epreuves accomplies a faire quelques pas dans la ville uniquement pour visiter... enfin a part la promenade de front de mer, la ville est sale, hyper bruyante, et ça send mauvais partout (et dire que c'est la plus grande ville touristique de la région... les gens sont betes ou quoi ??)... je retourne me coucher en attendant avec hate le lendemain pour partir dans le parc de Mochima et decouvrir ses fameuses plages !

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23 janvier 2006

Medanos de Coro

Apres quelques jours de silence me revoila ! N'ayant toujours pas d'appareil photos j'ai recherché quelques images sur internet pour vous illustrer mes récits et vous permettre de mieux imaginer les endroits ou je suis passé dernierement (a ce sujet j'ai mis quelques images sur le téléphérique dans le message précédent...).

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Me voila donc a Coro, dans l'état de Falcon, au nord-ouest du Venezuela. Ville coloniale comme je les aime, presque soeur jumelle d'Antigua ou de San Cristobal de Las Casas, a la différence qu'ici il n'y a pas de montagnes, et si je puis dire encore moins de touristes que de montagnes... Bref je suis un peu le seul uluberlu a me promener ici...
Le centre historique de la ville est complétement rénové, avec des façades de toutes les couleurs, des églises tres anciennes (certains disent que ce sont les plus anciennes églises du continent), des ferrures un peu partout... bref ça a beaucoup de cachet ! Il y a des places un peu partout a l'abri de grands arbres (il fait extrement chaud ici... la mer n'est pas loin mais malheureusement on ne peut pas profiter de la brise), avec des enfants qui courent partout...

Parmi les curiosités du coin... j'en citerai 3 : les autos, les femmes, et les lieux pour manger.

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Je n'avais encore jamais vu un pays avec autant de vieilles voitures américaines des années 60 (surement a Cuba mais je n'y suis pas allé) completement pourries... Ce sont ces enormes Chevy (du style la voiture des freres Duke) qui font bien dans les 2m de large et 3m en exagerant un peu de long ! Elles sont toutes déglinguées au sens premier du terme... elles font des bruits de casseroles comme si la ferraille se detachait en permanence pour trainer par terre, les carrosseries sont toutes rouillées, les vitres ne fonctionnent plus, et a l'intérieur les accoudoirs et fauteuils sont éventrés, les portieres sans accessoirs etc... attention l'expérience que de prendre un taxi, on voit tellement de voitures épaves et en panne sur le bord de la route qu'on se demande si on va arriver ne serait-ce que jusqu'au bout de la rue !

La réputation des vénézueliennes... est plus ou moins fondée. C'est vrai que je croise régulièrement de tres jolies filles (enfin jeunes mais jolies), grandes, fines, la peau foncée (morena comme on dit ici), le visage et des traits tres fins, de longs cheveux noirs avec des grandes boucles, et un corps parfait... Mais ce n'est pas vraiment la majorité !!! La majorité serait plutot comme ça : petites, un bide qui dépasse entre le pantalon et le top, des traits grossiers et pas mal de maquillage... Bon par contre seul point en commun qu'elles ont toutes : une poitrine absolument énorme... j'avais entendu que la chirurgie esthétique etait tres pratiquée ici... et je me demande si ce n'est pas un peu vrai !
En fait le vrai problème des filles ici (a mon gout) c'est qu'elles font plus cagoles que la plus cagole des marseillaises !!! Elles ont toutes des chaussures "pilotis" (clin d'oeil a Marion) de 20cm de hauteur, des pantalons hyper moulant meme quand il faudrait pas, des trucs avec des couleurs pas possible, des décolletés hyper vulgos, une démarche pas top class, enfin... il me manque que l'accent du sud et je m'y croirais !!!

Pour faire plus court pour la nourriture... je meurs de faim ici ! Il n'y a pas de comedors ou de cafeteria comme j'en avais l'habitude... seulement des panaderias (en gros des boulangeries) qui vendent des pizzas réchauffées, des sandwichs de 3 jours avec du jambon complètement désséché... enfin que des trucs a vomir... je ne l'aurai pas cru, mais j'aurais presque envie de nouveau d'un poulet roti avec du riz !!

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Sinon la grande attraction ici a Coro c'est les Médanos... les dunes de sable. En moins de 5mn on sort de la ville et on se retrouve comme en plein milieu du Sahara... Des dunes a perte de vue... un vent qui soulève le sable et vous fouhaite les jambes, un soleil qui cogne... Je me suis baladé tout l'aprem hier dans ce décor nord africain, c'est absolument fascinant ! De temps en temps on peut voir des coquillages ! On peut aussi voir des chèvres sauvages qui broutent dans des petits oasis des arbustes au bord de l'eau. En dehors du fait que le sable est brulant, on a envie de courir comme un fou dans les dunes, de faire des roulades jusqu'en bas et surtout, cette irrésistible envie de toujours aller voir derriere la dune devant vous ce qu'il y a derriere et ainsi de suite...

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A part ça je n'ai toujours pas de carte bleue... je vais devoir aller directement a Puerto La Cruz pour m'ouvrir une poste restante et attendre d'en recevoir une nouvelle (merci a mes parents pour le soutien logistique avec la banque !). Evidemment je m'inquiete un peu sur les delais pour recevoir ce colis, et ça risque de changer pas mal mon programme dans ce pays... Si j'attends trop longtemps il est possible que je ne puisse pas aller comme prévu visiter les tépuis et le Salto Angel... a suivre !

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19 janvier 2006

Le plus haut telepherique du monde

Le plus haut et le plus long telepherique au monde est ici a Merida. Construit par les français en 1958, il monte a plus de 4400m dans les Andes en 2h...

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Evidemment c'est non seulement l'attraction premiere du coin, si ce n'est la seule, unique raison pour laquelle je suis venue a Merida...
La phase de pas de chance continue... le téléphérique est en panne pour au moins 2 semaines (une cabine  est décrochée)... donc voila evidemment je suis pas mal déçu !!!

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Du coup même si la ville est sympa je ne vais pas trop m'attarder... je vais partir demain matin pour Coro, une ville dans des dunes de sable, entre Merida et Caracas...

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Pour l'appareil photo j'ai parcouru tous les magasins de la ville, mais ici c'est trop pauvres donc ils n'ont pas d'appareils numeriques, et les seuls qu'ils ont sont vieux et beaucoup trop cher pour ce qu'ils valent...
Donc il va falloir que j'apprenne a faire sans appareil photo au moins pour la semaine qui vient. Ensuite je verrai en passant a Caracas si je peux retrouver le meme que j'avais avant... super bien, pas trop cher, et puis ca me fera un cable et un chargeur de sauvegarde comme ca...

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18 janvier 2006

Une tres mauvaise journée !

Premiere journée au Venezuela pas terrible !

J'arrive ce matin a la ville frontaliere a 7h45 du matin apres une nuit quasiment blanche dans un bus avec une climatisation proche de 0 et un voisin qui occupait de part sa corpulence la moitié de mon siege...
Au terminal de bus les informations de mon guide sont erronées : il n'existe aucun service de bus economique pour se rendre a la frontiere en elle-meme, je suis obligé de payer un taxi...

Passage a la douane venezuelienne... un douanier me prend dans son bureau, tenue militaire, pistolet, vide tout mon sac, passe papier par papier, me pose milles questions, me fouille, et au moment de ranger mes affaires je m'aperçois que tout d'un coup plus d'appareil photo... Situation un peu ennuyante... je lui fais remarquer, je fais un peu le type affolé qui cherche partout, je lui repose la question, et le type s'avance tout proche de moi, me dit qu'au Venezuela je dois etre tres prudent, que je dois faire attention a mes affaires et me dit que sinon je peux me faire tuer... avec un geste tres explicite des doigts immitant le pistolet sur la tempe... je lui demande calmement ou est mon appareil il me repond "cerca la boca" litteralement "ferme ta gueule" et me fais signe de degager... bon pour pas avoir trop de probleme supplementaire me voila sans appareil photo...

Pour continuer les bonnes nouvelles je m'apercois 5mn plus tard que ma carte bleu ne fonctionne plus !

Bonne journée !

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17 janvier 2006

Passage chez le dentiste avant de partir de Bogota

Et voila je pars dans 1h pour Cucuta, ville bien craignos apparement mais seule frontiere pour aller au Venezuela en bus... je devrais donc arriver demain matin au Venezuela et demain soir si tout va bien a Merida dans les Andes...

Petite surprise avant de partir... une carrie qui se reveille et qui me fait bien mal... voila une occasion d'experimenter le dentiste a Bogota ! Avec un peu de chances et sur les conseils de l'aubergiste, j'atteris chez le dentiste Erwin Agular... Hongrois d'origine, 81 ans !!!!

Bon c'etait un peu de l'artisanat mais desormais je n'ai plus mal, c'est un peu le principal... reste a esperer que ca va durer jusqu'a mon retour en France ! Apres la petite operation on a pas mal discuté, enfin surtout lui, a moitie en espagnol et a moitie en anglais... Il m'a raconte comment il avait fait la 2nde guerre mondiale dans les maquis et comment il avait cru a l'arrivée des Russes, pour me raconter comment enfin il s'etait fait chasser de son pays et comment il avait atterit en Colombie avec toute sa famille... s'en est suivi un long debat sur l'Europe, les guerres de religion, la religion et je ne sais pas comment on en est arrivé lá, mais au final sur l'existence potentielle des extraterrestres (ou comment leur existence etait retranscrites dans beaucoup d'anciennes civilisations...) enfin sur ce chapitre la il avait beaucoup plus d'entrain que moi :o)

Avec cette petite peripetie je ne serai finalement pas alle voir la cathedrale construite dans une mine de sel a 2h de Bogota... tant pis pour une autre fois !

La Colombie c'est donc deja fini (les photos sont en ligne), je regrette meme de ne pas avoir plus de temps pour visiter le nord du pays et la cote caribéenne avec Cartagena... !

Posté par raphael giraud à 13:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Monserrate

Juste au dessus de notre auberge il y a une petit colline appelée Monserrate, d'ou on nous dit qu'il y a une superbe vue sur toute la ville de Bogota...

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Ni une ni deux, nous voila partis... Attention on nous dit de surtout ne pas y aller a pied car c'est un quartier dangereux... bon ben d'accord alors on prend un taxi... pour faire 500m dans une avenue etudiante... merci les conseils ! Bon au moins on se fera pas arnaquer au retour ! Du bas de la colline un telepherique nous amene tout en haut en quelques minutes...

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Malgre quelques nuages on profite effectivement d'une superbe vue... pas trop de touristes donc on est tranquilles pour se poser au soleil et essayer de voir ou on habite, ou on est alle etc...

On rencontre meme des etudiantes americaines qui sont a l'universite de Bogota et qui nous donnes quelques conseils sur la ville et ses activités. Finalement, tiraillés pas la faim on fini pas redescendre tranquillement...

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Posté par raphael giraud à 13:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]